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Sous le feu des critiques, Bloomberg promet de se séparer de ses intérêts financiers s’il est élu

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Politique

19/02/2020 | Baptiste Lambert | 5 min de lecture

Michael Bloomberg. (EPA)

À la hausse dans les sondages, Michael Bloomberg subit son lot de critiques. Sanders l’accuse de vouloir acheter son élection à la présidentielle américaine. La 9e fortune du monde fera en tout cas partie du prochain débat télévisé qui risque d’être houleux. La tension monte.

L’ancien maire de New York va participer à son premier débat ce mercredi à Las Vegas. Sa candidature à la primaire démocrate n’a été permise que par un changement des règles du jeu: les candidats ne doivent désormais plus bénéficier d’un nombre minimum de dons. Oui, Michael Blommberg, dont la fortune est estimée à 62,8 milliards de dollars, s’auto-finance. Ce qui a mené aussi à une restriction: il n’est entré en campagne qu’en novembre alors que les autres candidats sont sur le terrain depuis plus d’un an.

Depuis Michael Bloomberg a dépensé 400 millions de dollars en publicité en tout genre. Ce qui lui permet d’être un candidat sérieux par rapport à la concurrence. Mais, paradoxe, il participera au débat à Las Vegas alors qu’il n’est pas candidat dans le Nevada le 22 février prochain dans trois jours. Même chose en Caroline du Sud le 29 février. En fait, le milliardaire se concentre sur le Super Tuesday où 14 États doivent se prononcer, dont la Californie et le Texas, deux États clés. Ce sera le 3 mars prochain.

Pour l’heure, c’est la surprise Pete Buttigieg qui est en tête au nombre de délégués (comprendre le système électoral des caucus, c’est par ici). Il devance d’une tête Bernie Sanders. Elizabet Warren, Amy Klobuchar et Joe Bidden complètent le top 5. Le Buttigieg, à la fois LGBT, ancien militaire et candidat le plus jeune (38) amène certainement un vent de fraîcheur. Il profite clairement d’une bonne dynamique. Mais tout reste à faire.

Isopix

Mais au niveau national, Bernie Sanders fait toujours office de favori. Le plus récent sondage lui accorde 31% des voix. Mais qui suit en 2e position ? Un certain Michael Bloomberg avec 19% de soutien. Cette configuration, et son positionnement à gauche, a mené Bernie Sanders a taclé son concurrent: ‘Nous baignons dans un système électoral corrompu où les milliardaires peuvent acheter les élections (…). Aujourd’hui nous disons à Bloomberg: Nous sommes dans une démocratie et pas dans une oligarchie’, a-t-il asséné devant 17.000 personne à Tacoma (Washington).

Faire le contraire de Trump

Devant les critiques sur sa fortune et ses dépenses électorales, Bloomberg promet de travailler pour 1 dollar par an s’il est élu président. Plus surprenant, il vient d’annoncer, par l’intermédiaire de son conseiller Tim O’Brien, qu’il se séparerait de ses intérêts financiers (Bloomberg LP) s’il accède à la fonction exécutive suprême. Les produits de la vente iraient à Bloomberg Philanthropies, le bras caritatif qui finance notamment les associations qui luttent contre le dérèglement climatique.

‘Nous voulons être à 180 degrés de Donald Trump en ce qui concerne les conflits d’intérêts financiers’, a déclaré O’Brien à AP. ‘Nous voulons être transparents et clairs avec les électeurs,’ a-t-il ajouté.

Ce qu’on ne peut certainement pas reprocher à Bloomberg, c’est qu’il met toutes les chances de son côté.

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Source: BusinessAM


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