Sophie Wilmès a définitivement démissionné de son poste de ministre des Affaires étrangères

Sophie Wilmès (MR), vice-première ministre et ministre des Affaires étrangères, a démissionné du gouvernement fédéral. Elle s’était auparavant mise en retrait pour s’occuper de son mari, qui souffre d’une maladie grave.

Le 21 avril, Sophie Wilmès annonçait qu’elle démissionnait temporairement de ses fonctions au sein du gouvernement fédéral. « La vie prend parfois des tournants douloureux, malheureusement. Aujourd’hui, la maladie est soudainement entrée dans nos vies, en particulier celle de mon mari, Christopher. Comme beaucoup trop d’hommes, de femmes et même d’enfants, il doit lutter contre un cancer du cerveau agressif », avait-t-elle écrit dans un communiqué de presse.

Entre-temps, le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) avait repris les Affaires étrangères, sa compétence la plus importante. Ses partenaires de gouvernement lui reprochaient d’ailleurs souvent de plus s’occuper de cette fonction que de son poste de Premier ministre. David Clarinval (MR) est devenu vice-premier ministre temporaire et a également repris les autres fonctions de Wilmès, tandis que son collègue de parti Mathieu Michel, secrétaire d’État à la Numérisation, était responsable des institutions culturelles fédérales.

Démission

« La maladie de mon mari sera un combat difficile que je veux mener à ses côtés et aux côtés de nos enfants », a déclaré l’ancienne Première ministre dans un nouveau communiqué de presse. « Mes fonctions actuelles au sein du gouvernement ne me le permettraient pas ». Ce matin, Wilmès a informé le Premier ministre De Croo de sa décision, puis s’est rendu auprès du roi Philippe pour lui présenter sa démission.

Toutefois, sa démission du gouvernement n’équivaut pas à un retrait complet de la politique. Wilmès a également été élue au Parlement lors des précédentes élections et y prendra probablement ses fonctions dès le début de la nouvelle année parlementaire.

Qui sera la successeuse ?

Avec le départ officiel de Wilmès, la personne politique préférée des francophones et le visage de la première vague de la pandémie en Belgique, de son poste de ministre des Affaires étrangères, la question de savoir qui va lui succéder se pose rapidement. On s’attend à ce que Clarinval reste vice-premier ministre pour les libéraux francophones, mais un successeur sera probablement recherché pour les autres pouvoirs. La Libre a déjà avancé deux noms :

  • Alexia Bertrand, aujourd’hui cheffe de groupe MR au Parlement de la Région bruxelloise et cheffe de cabinet, entre 2015 et 2019, de Didier Reynders lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères
  • Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Jeunesse et des Sports du gouvernement de la Communauté française. Elle aussi avait une expérience antérieure dans le domaine des Affaires étrangères : entre 2003 et 2006, elle a travaillé comme conseillère du ministre des Affaires étrangères de l’époque, Louis Michel. Glatigny a également gagné ses galons en Europe : elle a suivi Michel lorsqu’il est devenu commissaire européen et a ensuite également été conseillère du président du Parlement européen, Antonio Tajani.

Pour mémoire, un principe de parité vaut au sein du gouvernement. Si un homme est proposé, alors un autre ministre doit céder sa place à une candidate féminine.

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