Solvay tousse et supprimera 350 postes dont 37 en Belgique

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Solvay a enregistré l’an dernier un ebitda (bénéfice opérationnel avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements) « stable, conformément à nos attentes », en légère baisse de 0,4%, à 2.332 millions d’euros, a indiqué mercredi le groupe chimique par communiqué.

Le chiffre d’affaires s’est, lui, établi à 10,24 milliards d’euros (contre 10,26 milliards en 2018). Les volumes sont en baisse de 3,9 % en raison du ralentissement de la demande dans les secteurs de l’automobile, de l’électronique et du pétrole et du gaz, qui représentent environ 25% du chiffre d’affaires du groupe, explique ce dernier. Le bénéfice net s’élève, lui, à 1,075 milliard (-1%).

Le dividende total recommandé est stable à 3,75 euros brut par action, conduisant à un dividende final brut de 2,25 euros payable le 20 mai 2020, après le paiement de l’acompte sur dividende brut de 1,50 euros par action en janvier 2020.

Réduction des coûts

Solvay a par ailleurs rehaussé son objectif de réduction de coûts entre 2020 et 2024: il compte désormais économiser plus de 350 millions d’euros par an, alors qu’il prévoyait initialement des économies annuelles comprises entre 300 à 350 millions d’euros.

Ces économies supplémentaires sont notamment la conséquence de suppressions nettes de 350 postes au niveau mondial (500 postes supprimés et 150 créés dans de nouveaux secteurs).

‘Faire face aux défis’

« Nous continuons à préparer l’avenir en prenant des mesures d’efficacité supplémentaires pour aligner davantage notre structure à notre stratégie et ainsi faire face aux défis persistants », a déclaré la Franco-marocaine Ilham Kadri, qui a remplacé il y a presque un an le Français Jean-Pierre Clamadieu à la tête du groupe.

Solvay prévoit une croissance de son ebitda comprise entre 0% et -3% en 2020. « La croissance devrait être plus prononcée dans la seconde moitié de l’année. Comparé à un T1 2019 solide, le premier trimestre 2020 est attendu en baisse à un taux qualifié de ‘high single digits’, à la suite des impacts liés à l’arrêt de la production du 737MAX, au virus Covid-19 et aux difficultés croissantes dans le secteur du pétrole et du gaz », souligne l’entreprise.