‘Si tout le secteur ne respecte pas les mesures, c’est le second lockdown assuré’

Le personnel a réorganisé les tables pour la réouverture de la restauration. (EPA-EFE/JULIEN WARNAND)
EPA-EFE/JULIEN WARNAND

Si la majorité du secteur horeca respecte actuellement les mesures de distanciation sociale et autres pour endiguer la deuxième vague de Covid-19, ce n’est pas le cas pour certains « cowboys », a indiqué lundi Thierry Neyens, président de la Fédération Horeca Wallonie. « Si on ne s’y met pas tous, on va droit dans le mur et c’est le second lockdown assuré. »

M. Neyens réagissait notamment à une scène de fête filmée le week-end dernier dans un restaurant liégeois où les clients dansaient sur les tables, sans respecter les règles de distanciation sociale, mettant ainsi à mal « l’effort réalisé par la majorité du secteur ».

Quant aux prévisions pour les mois à venir, le président de la fédération horeca ne peut envisager « de perspective avant plusieurs semaines, voire des mois ».

Il rappelle en outre que le secteur wallon est « complexe », faisant émerger une tendance urbaine mais également une tendance rurale, qui ne présentent pas les mêmes atouts. « En milieu urbain, certaines grandes enseignes hôtelières n’ont pas encore rouvert et d’autres n’affichent que 10% d’occupation. Ils vivent habituellement d’une clientèle internationale qui est liée au tourisme et aux voyages d’affaires. »

Villes vs rural

A contrario, les établissements des zones rurales, qui arrivent à bien respecter les règles édictées par le gouvernement ou qui bénéficient d’une terrasse, s’en sortent en grande majorité « très bien », grâce notamment aux nombreux « séjours belgo-belges, de moyenne durée. Ils sont récompensés pour les efforts consentis, et grâce à la météo également ».

Thierry Neyens appelle les politiques à former un gouvernement de plein exercice capable d' »évaluer l’impact des mesures et d’ensuite prolonger ou renforcer celles-ci afin de soutenir le secteur qui doit l’être », celui-ci étant bientôt confronté au paiement des charges reporté en début de crise. « Parce qu’on constate notamment que, depuis l’annonce des dernières mesures du CNS, les réservations de grandes tablées ont été annulées. »