Principaux renseignements
- Ryanair est pratiquement libérée de toute dette après avoir remboursé sa dernière obligation pandémique de 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros).
- Des bénéfices records de 2,63 milliards de dollars (2,25 milliards d’euros) ont permis d’atteindre ce jalon financier.
- Cette stabilité permet de proposer des billets à des prix plus bas et de surpasser ainsi des concurrents accablés par leurs dettes.
Après avoir remboursé son dernier emprunt obligataire de 1,4 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros) émis pendant la crise du COVID-19, Ryanair a annoncé qu’elle était désormais pratiquement libre de toute dette. Cette étape marque la première fois que la compagnie aérienne low-cost atteint une telle situation financière depuis son introduction en bourse en 1997.
Un moment historique pour la stabilité financière
Neil Sorahan, directeur financier du groupe, a qualifié cet événement de moment historique pour l’entreprise. Il a souligné que la stabilité de Ryanair repose sur une forte liquidité, des notations BBB+ favorables attribuées par S&P et Fitch, ainsi qu’une flotte de 620 Boeing 737 libres de toute charge.
La compagnie aérienne estime que cette solidité financière lui confère un avantage concurrentiel, lui permettant de proposer des billets à des prix inférieurs à ceux de ses concurrents, qui restent accablés par des contrats de location d’avions coûteux et une dette à long terme. En tirant parti de cet avantage, Ryanair entend creuser l’écart avec ses concurrents sur l’ensemble du marché européen.
Des bénéfices records permettent le remboursement de la dette
Ce remboursement de la dette a été rendu possible par un exercice financier sans précédent, la compagnie aérienne ayant enregistré un bénéfice record de 2,63 milliards de dollars (2,25 milliards d’euros). Cet excédent a fourni les capitaux nécessaires pour finaliser le remboursement des obligations émises pendant la pandémie.
Acheter des avions supplémentaires
Pour l’avenir, Ryanair prévoit d’utiliser ses flux de trésorerie internes pour financer l’acquisition d’avions MAX-10, maintenir le versement de dividendes et mener à bien un programme de rachat d’actions de 750 millions d’euros.
La compagnie vise à rétablir ses réserves de trésorerie brutes à 4 milliards d’euros tout en travaillant à l’objectif de 300 millions de passagers par mois d’ici 2034. Bien qu’actuellement sans dette, la compagnie aérienne a indiqué qu’elle pourrait stratégiquement revenir sur le marché obligataire à l’avenir pour soutenir sa croissance, qui comprend la livraison de 50 Boeing 737 MAX 10 par an à partir de 2029. (fc)
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