Le Royaume-Uni retient les données sur la surmortalité et les vaccins Covid


Principaux renseignements

  • Des inquiétudes ont été soulevées après que l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a refusé de publier des données montrant un lien possible entre les vaccins contre la Covid et une surmortalité.
  • Les détracteurs, parmi lesquels des professionnels de santé, accusent l’UKHSA de dissimulation et estiment que ces données pourraient révéler un lien entre les vaccins et une surmortalité.
  • L’UKHSA maintient sa position de protection de la confidentialité des patients et refuse de divulguer les données.

Des inquiétudes ont été soulevées après que l’Agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA) a refusé de publier des données montrant un lien possible entre les vaccins contre la Covid et la surmortalité, rapporte The Telegraph. Un groupe de plusieurs parties prenantes s’était alarmé de l’augmentation du taux de mortalité depuis 2020. Il a souligné que les données cruciales, qui relient les dates de vaccination aux taux de mortalité, avaient été communiquées aux entreprises pharmaceutiques, mais n’avaient pas été rendues publiques.

« Affaire étouffée »

Le groupe a plaidé en faveur de la divulgation immédiate des données anonymisées, arguant qu’elles sont essentielles pour apaiser les inquiétudes du public et des professionnels. Le groupe de campagne « UsForThem » a demandé à obtenir ces données en vertu de la loi sur la transparence administrative. L’UKHSA a rejeté cette demande, craignant une mauvaise interprétation, l’identification potentielle de personnes et la souffrance causée aux proches des défunts.

Les détracteurs, parmi lesquels des professionnels de santé tels que le Dr Angus Dalgleish et le Dr Aseem Malhotra, ont condamné cette décision, la qualifiant de tentative de dissimulation. Ils estiment que les données révéleraient probablement un lien entre les vaccins contre la Covid et la surmortalité. Le Dr Malhotra a souligné la nécessité de la transparence et de la responsabilité dans les soins de santé, affirmant que seul un accès libre aux données peut garantir des soins de qualité et rendre justice aux victimes.

Après deux ans de bataille juridique, le commissaire à l’information a donné raison à l’UKHSA et confirmé que l’agence n’était pas tenue de publier les données.

Scandales antérieurs

Le parti politique Reform UK s’est engagé à mener une enquête publique sur la surmortalité présumée et les effets secondaires des vaccins. Il affirme également que l’UKHSA est en train de dissimuler un scandale et appelle le ministre de la Santé à intervenir.

Les détracteurs affirment que la rétention d’informations alimente la désinformation et sape la confiance du public. Ils remettent en question le raisonnement de l’agence et suggèrent une attitude condescendante à l’égard de la capacité du public à traiter des données complexes. Des comparaisons ont été faites avec le scandale du sang contaminé, où le secret entretenu par le gouvernement a prolongé les souffrances des victimes.

Études internationales

Au niveau international, des études ont fait état de corrélations entre les campagnes de vaccination contre le COVID-19 et les tendances à la surmortalité, bien que les méthodologies et les interprétations varient. Ces études contribuent aux discussions en cours sur les facteurs de surmortalité et sur la nécessité d’un accès transparent aux ensembles de données sous-jacents. (fc)

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