La reconnaissance faciale fera de nous tous des suspects perpétuels

Les caméras embarquées de la police sont supposées être un moyen pour améliorer la transparence de l’application de la loi envers le public. Toutefois, lorsque cette technologie est combinée à la reconnaissance faciale, elle constitue une grave menace pour la vie privée, écrit Quartz. La technologie de reconnaissance faciale et les caméras de corps de la police sont sur le point de redéfinir la nature des espaces publics, a averti Alvaro Bedoya, directeur du Georgetown Law Center sur la vie privée et de la technologie, lors d’une audience du Congrès américain. Cette réalité n’est pas si éloignée et constitue une menace pour les libertés civiles.« La technologie se développe de plus en plus et permettra à la police de reconnaître les personnes en temps réel. » « Au lieu de devoir analyser rétrospectivement des images, les policiers dotés de caméras et de cette technologie pourront scanner les personnes lorsqu’elles marchent et identifier qui elles sont, où elles ont été ainsi que si elles sont recherchées pour meurtre ou parce qu’elles n’ont pas payé leur ticket de parking via des algorithmes. »« Cette technologie placera de tout le monde, même les citoyens les plus respectueux de la loi, sous surveillance et fera de nous tous des suspects perpétuels. »

Règlementation stricte

Selon un rapport du Georgetown Law Center sur la vie privée et de la technologie, ces technologies font faire en sorte que les citoyens deviennent les participants involontaires de procédures policières sans fin.« La reconnaissance faciale est une technologie très puissante qui exige une réglementation stricte», affirment les auteurs. « Mais actuellement, ces contrôles n’existent pas. A quelques exceptions près, il n’existe aucune loi régissant l’utilisation des technologies par la police, aucune norme garantissant son exactitude et aucun système de vérification des biais.L’intérêt pour cette technologie est international. NTechLab, une société située à Chypre et en Russie disposant de projets pilotes dans 20 pays, y compris aux Etats-Unis, en Chine et en Turquie, prétend de faire de la reconnaissance faciale la technologie la plus précise au monde.