Principaux renseignements
- L’Iran et Oman souhaitent exercer un contrôle administratif conjoint sur le détroit d’Ormuz.
- L’Oman maintient un équilibre dans ses relations diplomatiques entre Téhéran et Washington afin de garantir la liberté de navigation.
- Le Guide suprême Mojtaba Khamenei assure une gouvernance nationale stable en Iran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a récemment annoncé que Téhéran et Mascate avaient l’intention de superviser conjointement le détroit d’Ormuz, dans le respect des normes juridiques internationales.
L’Iran et Oman
Selon Araghchi, en tant que deux principales nations côtières bordant ce corridor maritime vital, l’Iran et Oman possèdent l’autorité inhérente pour coordonner sa gouvernance. Tout en notant que l’Iran est ouvert à discuter des développements régionaux avec d’autres nations du Golfe, il a précisé que l’autorité administrative finale appartient uniquement aux deux États riverains. L’objectif principal de ce partenariat est de garantir que tous les navires puissent transiter par cette voie navigable en toute sécurité et en toute légalité.
Au cours de la même discussion, Araghchi a abordé la question de la stabilité intérieure, affirmant que le gouvernement iranien continue d’agir sous la direction opportune du Guide suprême Mojtaba Khamenei. Il a affirmé qu’il existe un fort consensus national en faveur du leadership actuel et que la gouvernance du pays évolue de manière positive.
L’équilibre diplomatique
Bien que soumis à la pression des États-Unis pour qu’il prenne ses distances avec Téhéran, Oman continue de rechercher un cadre de gestion conjointe du détroit. Mascate a indiqué que tout nouveau système serait élaboré en consultation avec l’Organisation maritime internationale afin de garantir le respect du droit international.
Historiquement, Oman a toujours maintenu une position neutre, jouant le rôle de pont diplomatique entre les parties en conflit dans le Golfe. Bien qu’il ait condamné l’agression iranienne envers Bahreïn et le Koweït et critiqué le mépris d’Israël pour le droit, sa neutralité est actuellement mise à l’épreuve.
Tensions croissantes avec les États-Unis
Les tensions se sont intensifiées à la suite des propos de Donald Trump, qui a menacé d’une action militaire contre le sultanat, et des déclarations ultérieures du secrétaire d’État Marco Rubio, qui a laissé entendre qu’Oman pourrait être favorable aux actions de l’Iran dans le détroit. Afin d’apaiser ces tensions, l’ambassadeur omanais Talal bin Suleiman al-Rahbi a pris contact avec des responsables américains, dont le secrétaire au Trésor Scott Bessent. L’ambassadeur a cherché à rassurer Washington en affirmant qu’Oman ne soutient pas l’imposition de péages et reste déterminé à protéger la liberté de navigation maritime.
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