Près de deux tiers des employés feraient davantage confiance à un robot qu’à leur responsable

Lorsque l’on évoque l’automatisation sur le lieu de travail, de nombreuses voix mettent en garde contre un affrontement apocalyptique entre humains et robots. Toutefois, selon un nouveau rapport, la relation entre l’homme et la machine pourrait être plus harmonieuse qu’on ne le pense.

En effet, beaucoup d’employés semblent être davantage enclins à adopter l’intelligence artificielle sur leur lieu de travail. Selon une étude conjointe de la société de technologie américaine Oracle et du cabinet de recherche Future Workplace, 64% des employés feraient davantage confiance à un robot qu’à leur gestionnaire. Parallèlement, plus de la moitié des employés sondés déclarent avoir déjà fait appel à une forme d’intelligence artificielle pour obtenir des conseils au lieu d’avoir recours à leur responsable.

Asie

Le phénomène est particulièrement prononcé en Asie. Les employés asiatiques se méfient davantage de leurs collègues humains que de leur chef d’équipe. Par exemple, 89% des travailleurs en Inde et 88% en Chine ont admis avoir plus confiance dans les robots que dans leurs gestionnaires. Les travailleurs de Singapour (83%), du Brésil (78%), du Japon (76%), d’Australie et de Nouvelle-Zélande (58%), des États-Unis (57%), du Royaume-Uni (54%) et de France (56%) partagent en majorité ce sentiment.

Ces résultats, basés sur les réponses de plus de 8.300 travailleurs de 10 pays, reflètent l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle sur le lieu de travail, indique le rapport.

Intelligence artificielle

Selon l’étude, 50% des travailleurs utilisent actuellement une forme quelconque d’IA au travail, contre 32% en 2018. L’Inde et la Chine sont en tête de ce classement, en partie grâce à leur population jeune et au taux d’adoption rapide des technologies.

‘Je pense que c’est un avertissement important pour les gestionnaires’, a déclaré Shaakun Khanna, directeur des ressources humaines chez Oracle. ‘Les dirigeants et les futurs dirigeants doivent travailler pour exceller dans les domaines où la technologie n’est pas à la hauteur. Je dis toujours aux personnes que si elles veulent survivre au risque lié à l’IA, elles devraient adopter intelligence émotionnelle.’