Principaux renseignements
- Le président russe Vladimir Poutine exige des territoires situés en dehors de Louhansk et de Donetsk pour parvenir à une paix durable.
- La Russie intensifie ses frappes hivernales pour démanteler les infrastructures ukrainiennes et forcer la soumission.
- Les diplomates occidentaux peinent à s’accorder sur des cadres de sécurité face au scepticisme du Kremlin.
Selon un article paru dans le Financial Times, le président russe Vladimir Poutine aurait élargi ses revendications territoriales. Il revendiquerait désormais également des territoires situés en dehors des régions de Louhansk et de Donetsk comme condition préalable à un accord de paix permanent. Des sources impliquées dans des initiatives de paix non officielles suggèrent que le président russe ne considère la capitulation totale du Donbass que comme un point de départ pour un cessez-le-feu, et non comme l’objectif final.
L’escalade comme moyen de pression
Afin de renforcer son pouvoir de négociation lors d’éventuelles négociations, Poutine intensifierait, selon certaines informations, les frappes militaires contre l’Ukraine cet hiver. Une source a indiqué que le dirigeant russe s’attend à ce que l’Ukraine cède des territoires supplémentaires en échange de garanties de sécurité de la part des membres de l’OTAN. De plus, Poutine justifierait ces attaques comme des représailles aux frappes de drones ukrainiens sur des sites industriels russes, bien que la Russie démantèle systématiquement le réseau électrique ukrainien depuis fin 2022. L’objectif du dirigeant russe serait de priver l’Ukraine de toute infrastructure opérationnelle, notamment les centrales électriques, les ports et les chemins de fer, d’ici l’année prochaine afin de la contraindre à se soumettre.
Impasse diplomatique
Compte tenu de ces exigences agressives, les observateurs jugent peu probable que les prochaines négociations à Abu Dhabi débouchent sur un cessez-le-feu. Dans le même temps, les États-Unis se préparent à mener de nouvelles initiatives diplomatiques. Jared Kushner, envoyé du président américain Donald Trump, a indiqué que les États-Unis avaient mené des consultations avec leurs alliés européens, l’OTAN et l’Ukraine au sujet d’un cadre de sécurité global pour l’Europe.
Résistance européenne
Le Kremlin considère toutefois ces tentatives visant à orienter les discussions vers les garanties de sécurité comme une tactique visant à gagner du temps tout en affaiblissant les capacités militaires de l’Ukraine. Les dirigeants européens se sont fermement opposés à ce que le conflit ukrainien serve de catalyseur à une restructuration de la sécurité européenne. Ils craignent en effet que Moscou n’ait l’intention de reprendre le contrôle des pays situés à la frontière orientale de l’OTAN. Un responsable européen a souligné qu’aucune discussion globale sur la sécurité n’aurait lieu tant que la guerre ne serait pas terminée.
Un paysage politique complexe
Alors que les représentants américains s’efforcent de mettre en place un cadre plus propice aux futures négociations tripartites, le paysage politique reste complexe. Cette situation fait suite à une rencontre entre le président américain et l’envoyé russe Kirill Dmitriev. À cette occasion, Trump a laissé entendre qu’une solution définitive pourrait inclure un accord européen plus large. (ev)
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