Pour lutter contre la pénurie de puces, États-Unis et Taïwan sont prêts à échanger des technologies

Les États-Unis bénéficient d’un atout de poids face à la Chine, dans le domaine économique en général et dans celui des technologies de pointe en particulier : leur relation privilégiée avec Taïwan.

Face à la pénurie mondiale de microprocesseurs qui ne semble pas vouloir s’estomper depuis l’été dernier, de nombreux pays tentent de tirer leur épingle du jeu en dynamisant leur industrie nationale. C’est le cas de la Chine, qui multiplie les projets de puces estampillées Empire du Milieu et tente de s’affranchir des technologies venus de l’étranger, mais aussi des USA, où les PDG demandent 52 milliards de dollars d’incitations pour dynamiser l’industrie.

L’usine à puces du monde

Mais si l’Amérique dépend elle aussi fortement du savoir-faire étranger pour ses micro-processeurs, elle bénéficie d’un avantage que la Chine n’a pas : elle peut discuter avec Taïwan, l’un des leaders mondiaux du marché.

La secrétaire américaine au Commerce Gina Raimondo s’est entretenue en vidéoconférence ce lundi avec son homologue Wang Mei-hua, ministre taïwanaise de l’Économie. Selon l’administration américaine, elles se sont mises d’accord pour bâtir une collaboration inédite entre les deux pays, basée sur l’échange de technologie, le commerce, et des investissements ciblés. Un nouveau programme qui sera nommé Technology Trade and Investment Collaboration (TTI) et qui aura pour but d’empêcher précisément ce genre de pénurie dans le secteur des hautes technologies.

« Intérêt renouvelé des États-Unis »

Mme Raimondo a « souligné le soutien des États-Unis à Taïwan et l’importance des relations commerciales et d’investissement entre les États-Unis et Taïwan » selon un communiqué du bureau du Commerce américain. « Elle a également exprimé l’intérêt renouvelé des États-Unis à travailler avec Taïwan sur des questions d’intérêt commercial commun, notamment dans le domaine des chaînes d’approvisionnement en semi-conducteurs et des écosystèmes connexes. » Rappelons toutefois que, si les États-Unis entretiennent des relations privilégiées avec Taïwan, eux aussi ont fait le choix de reconnaître Pékin, et non plus Taipei, comme l’incarnation légitime de l’État chinois à partir de 1979.

Les États-Unis n’ont cessé de presser Taïwan, l’un des principaux producteurs de puces, de faire davantage pour contribuer à résoudre la pénurie mondiale de semi-conducteurs qui a entraîné la fermeture de certaines chaînes de production automobile et a eu des répercussions sur les biens de consommation.Taïwan affirme qu’elle fait tout ce qui est en son pouvoir pour aider.

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