Pour la première fois, l’énergie renouvelable dépasse la production du charbon et du nucléaire aux États-Unis. Et chez nous ?

Les énergies renouvelables représentent 21% de la production électrique américaine. Le charbon et l’atome à la baisse. Des tendances relativement similaires en Belgique. Mais serons-nous prêts à nous passer du nucléaire en 2025 ?

Il y a quelques semaines, on annonçait que les États-Unis n’avaient jamais consommé si peu d’énergie fossile qu’en 2020 ces 30 dernières années. C’est la plus forte baisse jamais enregistrée depuis que des statistiques existent, soit depuis 1949. Et si la baisse d’activité humaine provoquée par la pandémie a certainement son influence, cette tendance a toutes les chances de se pérenniser, car selon un nouveau rapport de l’Energy Information Administration, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité américaine vient de dépasser tant le charbon que le nucléaire.

80% d’électricité en plus

Les éoliennes, l’énergie solaire et les barrages hydroélectriques ont produit un chiffre record de 834 milliards de kilowattheures (kWh). C’est 80% de plus qu’en 2019, et cela représente 21% de l’énergie produite aux États-Unis. L’énergie nucléaire et le charbon tombent respectivement à 20% et 19%. Au-delà de la baisse globale de consommation induite par le coronavirus en 2020, on assiste bien à une montée en puissance des énergies renouvelables. Seul le gaz naturel caracole encore loin en tête en prenant en charge 40% de l’énergie américaine.

En Belgique aussi, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité Elia sort chaque année une étude sur la production et la consommation d’énergie. Et notre pays n’a pas à rougir de ses performances, bien au contraire : la part du renouvelable s’élève chez nous à 18,6% du mix énergétique en 2020, en additionnant l’éolien terrestre et offshore avec l’énergie solaire. Ce n’est pas mal, et c’est même très bien par rapport aux 13,7% de l’année précédente.

La Belgique toujours accro à l’atome

Notre pays reste toutefois fort dépendant de ses centrales nucléaires, même si là aussi, les chiffres évoluent. La part de l’atome était de 48,8% en 2019, et elle n’atteignait plus que 39,1% l’année suivante. Mais c’est le gaz naturel qui se développe le plus, passant de 27,2% à 34,4%.

Le cocktail énergétique belge. (Source : Elia)

Selon Elia, la consommation d’électricité en Belgique a diminué de 7% en 2020 par rapport à la moyenne des 5 dernières années. Enfin, pour rappel, la Belgique est censée abandonner le nucléaire d’ici 2025. Une sortie qui sera compensée, au moins provisoirement, par la construction… de centrales à gaz.

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