En Belgique, les trois régions ne sont jamais sur un pied d’égalité. Et c’est aussi vrai par rapport aux risques de licenciements, au sein des entreprises. Bruxelles se détache de la Flandre, mais aussi de la Wallonie.
Plus de licenciements et moins de recrutements : que se passe-t-il au sein des PME bruxelloises ?

Pourquoi est-ce important ?
La semaine dernière, une étude réalisée par l’agence de recrutement spécialisée Robert Half assurait que les employeurs belges étaient plutôt confiants en l'avenir. Seulement 4% des managers envisageraient de réduire leur équipe l’année prochaine. Mais à l'échelle régionale, on constate de grandes disparités annoncées pour le dernier trimestre, juste avant 2024.Dans l’actu : Selon une nouvelle étude du prestataire international de services de ressources humaines SD Worx, les intentions de licenciement des PME restent limitées au quatrième trimestre 2023. Une firme sur dix seulement envisagerait de licencier à si brève échéance en Belgique. Mais ce chiffre doit être nuancé : à Bruxelles, l’optimisme semble bien moins régner.
Licenciements
- Dans la capitale, 14% des PME envisagent de licencier au dernier trimestre de l’année. Par rapport au trimestre précédent, ce nombre a doublé.
- Les disparités sont aussi impressionnantes entre le nord et le sud du pays. Les entreprises flamandes sont 10,3% à envisager de licencier, et leur courbe reste très stable sur l’année 2023.
- À l’opposé, les PME wallonnes ne sont « que » 12,5% à envisager de licencier durant ce trimestre, mais elles étaient plus de 20% en juin 2023.

« En moyenne, une PME sur dix en Belgique prévoit un licenciement au cours du dernier trimestre. Pour les PME wallonnes, cela signifie une amélioration (de 20 % en juin 2023 à 13 % en septembre 2023). Alors que les PME bruxelloises étaient les moins susceptibles de penser à des licenciements le trimestre dernier (seulement 6 %), ce chiffre a maintenant plus que doublé (14 %). À titre de comparaison, il faut remonter à avril 2020 et décembre 2022 pour que la région bruxelloise affiche des chiffres aussi élevés (16 % et 15 % respectivement). En outre, cette augmentation concerne principalement les PME employant de 5 à 100 travailleurs, et elle est plus importante dans les secteurs de l’industrie et de la construction depuis le milieu de l’année dernière. »
Vassilios Skarlidis, conseiller PME chez SD Worx
Recrutements
- En outre, seule une PME bruxelloise sur cinq seulement envisage d’embaucher. C’est le niveau le plus bas mesuré en septembre ces trois dernières années, ainsi que le niveau le plus bas de cette année. Au trimestre précédent, ce score était encore de 29%.
- On notera au passage que Bruxelles se retrouve cette fois loin derrière. En Flandre, 35,4% des entreprises envisagent d’embaucher, contre 34,3% en Wallonie. Soit plus d’une sur trois au nord comme au sud. C’est la capitale qui fait chuter la moyenne nationale, pour une fois.
