La Norvège aussi a édifié un mur à sa frontière

En Norvège, les autorités ont (elles aussi) décidé de construire une barrière en acier à la frontière russo-norvégienne pour restreindre l’afflux de migrants. Ce mur de presque 3,5 mètres de haut et 200 mètres de longueur sera érigé au petit poste-frontière de Storskog, à 320 kilomètres à l’intérieur du cercle arctique.

En Norvège, les autorités ont (elles aussi) décidé de construire une barrière en acier à la frontière russo-norvégienne pour restreindre l’afflux de migrants. Ce mur de presque 3,5 mètres de haut et 200 mètres de longueur sera érigé au petit poste-frontière de Storskog, à 320 kilomètres à l’intérieur du cercle arctique.

L’année dernière, ce poste a été le point de passage emprunté par 5 500 réfugiés, en majorité des Syriens. Tirant avantage d’un vide juridique qui permet aux cyclistes (mais pas aux personnes en voiture ou à pied) de traverser sans problème, ils franchissent tout simplement la frontière à vélo.

Stein Kristian Hansen, commissaire de police responsable du poste-frontière, pense que la barrière permettra aux policiers de verrouiller efficacement la frontière.

La Norvège ne fait pas partie de l’Union Européenne, mais elle est membre de la zone Schengen – selon le gouvernement norvégien, la barrière est nécessaire pour renforcer la sécurité dans cette zone du Grand Nord.

L’un des pays les plus généreux en matière d’asile

La Norvège, longtemps terre d’accueil, est en train de modifier son système, qui a été pendant des décennies l’un des plus généreux au monde, en réponse à une forte augmentation des candidats à l’immigration : 31 000 personnes, dans un pays de seulement un peu plus de 5 millions d’habitants, ont demandé asile l’année dernière.