Nissan a utilisé un logiciel illégal pour masquer les émissions de ses véhicules diesel


Principaux renseignements

  • Nissan a utilisé illégalement un logiciel pour masquer les émissions de ses véhicules diesel vendus en Europe entre 2016 et 2019.
  • Cette découverte ajoute Nissan à la liste croissante des constructeurs automobiles pris en flagrant délit de tricherie lors des tests d’émissions, après le groupe Volkswagen et Stellantis.
  • Malgré cette infraction, Nissan n’a dû procéder qu’à un rappel pour des mises à jour logicielles, échappant ainsi à des amendes importantes contrairement aux autres constructeurs automobiles impliqués.

Follow the Money (FTM) rapporte que Nissan a utilisé un logiciel illégal pour dissimuler les émissions de ses véhicules diesel. L’organisation a obtenu une lettre de l’autorité automobile allemande, le Kraftfahrt-Bundesamt (KBA), révélant cette découverte. Le logiciel a été installé dans des véhicules vendus à travers l’Europe entre 2016 et 2019, y compris aux Pays-Bas.

Ce n’est pas le premier constructeur à utiliser un logiciel de triche

Cette découverte place Nissan parmi une liste croissante de constructeurs automobiles pris en flagrant délit d’utilisation de logiciels trompeurs pour dissimuler des valeurs d’émissions élevées lors des tests. Auparavant, des « logiciels de triche » similaires avaient été découverts dans des véhicules produits par le groupe Volkswagen (notamment Volkswagen, Audi, Seat et Skoda), puis dans des voitures de Stellantis (Opel, Peugeot et Citroën).

La KBA a confirmé la présence d’outils de manipulation illégaux dans les véhicules Nissan dans une communication datée de 2023. Selon Peter Teffer de FTM, cette formulation constitue une preuve évidente d’une violation du droit européen. Alors que d’autres constructeurs automobiles ont fait l’objet de condamnations publiques et de lourdes amendes, Nissan semble avoir échappé à des conséquences significatives.

Nissan échappe à de lourdes amendes

FTM rapporte que Nissan a uniquement été contraint de rappeler les véhicules concernés et de mettre à jour le logiciel pour supprimer les outils de manipulation. Aucune amende n’a été infligée. Cependant, tous les véhicules n’ont pas reçu cette mise à jour.

Bien que d’autres États membres de l’Union européenne puissent théoriquement infliger des amendes, le fait que la KBA ne les ait pas informés de la nature du problème suscite des inquiétudes. L’autorité a simplement invoqué une « raison technique » pour justifier la mise à jour logicielle nécessaire, sans faire aucune mention des outils de manipulation. L’autorité néerlandaise chargée des véhicules (RDW) a déclaré qu’elle n’était pas au courant de la situation, n’ayant reçu aucune information de la part de la KBA concernant le logiciel de triche.

Le journaliste de FTM note que la réticence de la KBA à partager des informations avec d’autres autorités de l’UE n’est malheureusement pas surprenante, compte tenu de sa réputation de mauvaise communication. Il souligne toutefois que ce manque de transparence trahit la confiance accordée aux organismes de réglementation par les citoyens. (fc)

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