Principaux renseignements
- La ville de New York gèle les loyers d’un million de logements réglementés.
- Le maire Zohran Mamdani a réorganisé la commission afin de donner la priorité à l’aide aux locataires.
- Les propriétaires avertissent que l’absence totale d’augmentation des loyers compromet l’entretien des immeubles.
Signe d’une victoire importante pour le maire Zohran Mamdani en ce début de mandat, la Commission des loyers de la ville de New York a décidé jeudi de mettre en place un gel des loyers pour environ un million de logements soumis à un encadrement locatif.
La décision prise à 7 voix contre 1 par la commission garantit qu’aucune hausse de loyer n’interviendra à partir du mois d’octobre, que les baux soient d’une durée d’un an ou de deux ans.
Processus décisionnel
Cette décision a mis fin à un processus très médiatisé qui a duré plusieurs semaines. Pour parvenir à cette décision, la commission a évalué divers indicateurs économiques, tels que les taux d’imposition, l’inflation, les coûts salariaux et les revenus des propriétaires immobiliers.
Critiques à l’encontre de la commission des loyers
Ce changement d’orientation de la commission fait suite à la nomination, par le maire Mamdani, de six nouveaux membres depuis janvier. Il a choisi des personnes défendant les intérêts des locataires, tenant ainsi une promesse électorale visant à réduire le coût de la vie.
Cette stratégie a toutefois été critiquée par Christina Smyth, une représentante des bailleurs qui avait été nommée par l’ancien maire. Smyth a démissionné peu avant le vote, affirmant que le conseil était devenu partial et que le gel des loyers était décidé d’avance. Selon elle, la décision avait été orchestrée par le maire et la procédure publique s’était transformée en une simple « mise en scène ».
Malgré ces accusations, la présidente de la commission, Chantella Mitchell, a défendu l’indépendance et le professionnalisme des membres.
Points de vue divergents sur la stabilité
Le cheminement vers cette décision a été marqué par un débat intense. Les locataires avaient plaidé en faveur d’un gel, voire d’une baisse des loyers, invoquant l’écart entre la stagnation des salaires et la hausse des coûts.
À l’inverse, les propriétaires immobiliers – allant des petits bailleurs aux grandes sociétés d’investissement – ont averti qu’un gel des loyers entraverait l’entretien des immeubles et rendrait difficile le remboursement des prêts hypothécaires. Certains propriétaires ont affirmé que ces restrictions les contraignaient à augmenter les prix des appartements non réglementés pour compenser leurs pertes financières.
(at)
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