Le Mexique exhorte ses entreprises à ne pas répondre à l’appel d’offres pour le mur de Trump

Les entreprises mexicaines devraient refuser de répondre à l’appel d’offres des États-Unis pour la construction du mur que le président américain Donald Trump veut édifier à la frontière de son pays avec le Mexique.  C’est ce que Luis Videgaray, ministre des Affaires étrangères du Mexique, a déclaré. Il a invité toutes les entreprises mexicaines à y réfléchir à deux fois et à faire leur examen de conscience avant de céder aux bénéfices économiques et de répondre à l’appel d’offres. Il a souligné que ce mur n’était pas qu’une question politique, mais aussi un acte très hostile entre les deux nations. « Et je pense que c’est une responsabilité qui nous incombe à tous », a-t-il ajouté.Les entreprises qui sont intéressées disposent d’une semaine et demi pour répondre à l’appel d’offre. Dans le cadre de l’engagement « America First » (‘l’Amérique en priorité’) du président Trump, les dossiers provenant d’entreprises américaines seront favorisés. Mais le tarif horaire minimum de 10,20 $ exigé dans les devis reste très attractif pour les entreprises mexicaines. Au Mexique, le salaire minimum horaire ne dépasse pas 4,19 $.

Un scandale

Certaines entreprises mexicaines ont déjà indiqué leur volonté de contribuer à la construction du mur en fournissant des matériaux pour l’infrastructure, ou de l’éclairage, par exemple, comme c’est le cas de des sociétés EcoVelocity, Cementos de Chihuahua ou Cemex.Rogelio Zambrano, le CEO de Cemex, a consterné le pays lorsqu’il a dit que son entreprise serait heureuse de répondre à un tel appel d’offres. Il a par la suite effectué un rétropédalage, et précisé qu’il ne postulerait pas.Près de 700 entreprises ont déjà manifesté leur intérêt.  A l’expiration du délai de soumission, le 29 mars prochain, le gouvernement des États-Unis dressera une liste de vingt candidats possibles.

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