Malaisie: comment l’industrie des gants en latex profite aux milliardaires

Les mesures sanitaires auraient permis aux géants industriels malaisiens de s’enrichir. 

Selon Bloomberg, la crise sanitaire profiterait à la Malaisie, ‘qui assure environ 65 % de la production mondiale de gants en caoutchouc’. Un article du magazine Forbes révélait aussi que, sur près de 2.000 milliardaires recensés dans le monde, quatre au moins étaient originaires de Malaisie, tous ayant fait fortune dans cet accessoire indispensable aujourd’hui. 

Une croissance soudaine, chifrée à 11% pour 2020, qui s’explique principalement, comme l’indique le Courrier international, par les demandes pressantes du secteur médical et des commerces. Une aubaine pour les grands fabricants comme Top Glove, Hartalega, Kossan Rubber Industries et Supermax, tous d’origine malaisienne.

Une progression de 394 % 

La crise sanitaire a donc permis à Thai Kim Sim, détenteur de l’entreprise Supermax, d’intégrer le club des milliardaires. Depuis le début de l’année, la société a vu le cours de son action progresser de 394 %. Fondée en 1987, Supermax avait marqué ses débuts en vendant des gants en latex, pour les produire elle-même deux ans plus tard. L’entreprise fut également la première à proposer ses services lorsque le coronavirus s’est répandu. Aujourd’hui, Supermax affirme, sur son site, exporter ses produits dans plus de 160 pays et de couvrir près de 12% de la demande mondiale. 

Les analystes ont également confié à Bloomberg que la croissance de l’entreprise pourrait bien se voir encore stimulée après la pandémie : ‘Comme elle produit des gants sous sa propre marque, l’entreprise devrait être en mesure de les vendre plus cher directement aux consommateurs. Et l’essor de ce secteur devrait durer au-delà de la pandémie de Covid-19.’

La Malaise, déjà confrontée à la pandémie du SIDA en 1980, avait eu l’occasion de confirmer une expérience dans la production des gants, les sociétés ayant profité à l’époque de la main-d’oeuvre bon marché et des plantations d’hévéas (un caoutchouc naturel issu de la transformation du latex et prélevé sur un arbre du même nom) pour se lancer.