L’UE veut renforcer sa position dans l’espace avec ‘Ariane 6’, une fusée qui sera de plus en plus belge

La Commission européenne a débloqué un budget de 100 millions d’euros pour le développement du nouveau lanceur européen Ariane 6.

Avec cet investissement, l’Europe souhaite renforcer sa place dans le secteur spatial international. Car cette industrie continuera de gagner en valeur au cours des prochaines décennies. C’est pourquoi l’Agence spatiale européenne (Esa) a commencé le développement de l’Ariane 6 il y a six ans déjà.

Les générations précédentes de la fusée ont amené environ 50 % de tous les satellites commerciaux dans l’espace depuis la fin des années 1970. ArianeSpace, le constructeur de la fusée européenne, a brisé le monopole que les États-Unis avaient jusque-là.

Selon ses développeurs, Ariane 6 doit maintenant assurer une plus grande flexibilité sur le marché du lancement de satellites. L’Esa table maintenant sur 12 lancements par an, ce qui, forcément, fera augmenter ses revenus.

En outre, les développeurs de la nouvelle fusée espèrent qu’un certain nombre de nouvelles technologies pourront réduire les coûts de production du programme. Ils pensent à l’impression 3D de pièces ou à un traitement laser des surfaces de la fusée.

Concurrence

En effet, les lancements peuvent devenir une importante source de revenus. Les calculs de la banque d’investissement Morgan Stanley estiment la valeur de l’industrie spatiale actuelle à un montant de plus de 350 millions d’euros par an.

Dans vingt ans, ce montant pourrait atteindre 1.000 milliards d’euros. ‘À ce moment-là, la navigation par satellite, les observations de la Terre et même l’exploration dans l’espace auront atteint leur vitesse de croisière’, prédisent les experts.

Mais les Européens devront faire face à la concurrence bien sûr. On pense aux Russes bien sûr, mais aussi aux Indiens et Chinois. Sans oublier Elon Musk et ses lanceurs réutilisables. ArianeSpace s’est donc lancé dans une véritable chasse au coût.

Un peu belge

Derrière Airbus et le motoriste français Safran se cachent pas mal d’acteurs belges. L’industrie spatiale est très développée en Belgique, notamment en Wallonie, et les entreprises de notre pays devraient prendre une place plus importante dans le projet Ariane 6.

Certes, elles sont moins présentes que sur le projet Ariane 5, mais les Belges auront un rôle à jouer dans les évolutions futures du lanceur. C’est ce qu’a expliqué André-Hubert Roussel, président exécutif d’ArianeGroup, à l’Echo dans une interview. Notamment au niveau du démonstrateur d’étage réutilisable Themis. On sera alors en 2025.

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