Principaux renseignements
- L’UE a fait savoir qu’elle était disposée à associer le Royaume-Uni à un programme de prêts de 90 milliards d’euros en faveur de l’Ukraine.
- La participation britannique apporterait environ 390 millions de livres sterling (448 millions d’euros) par an et profiterait à la fois aux entreprises de défense britanniques et aux efforts de renforcement militaire de l’Ukraine.
L’Union européenne a fait savoir qu’elle était disposée à inclure le Royaume-Uni dans un programme de prêts de 90 milliards d’euros destiné à renforcer les capacités de défense de l’Ukraine. C’est ce qu’a rapporté le Times. Ce programme de prêts doit aider Kiev à acquérir des armes pour un montant maximal de 60 milliards d’euros au cours de l’année à venir. Selon Maros Sefcovic, le commissaire européen chargé du Brexit, la sécurité et la défense restent des priorités majeures de l’agenda de l’UE. Il a souligné à cet égard la nécessité de coopérer avec des partenaires proches tels que le Royaume-Uni.
Contribution du Royaume-Uni
Le Royaume-Uni devrait contribuer à hauteur d’environ 390 millions de livres sterling (448 millions d’euros) au programme de prêts. Cela permettrait de couvrir environ 15 pour cent des coûts annuels de 3 milliards d’euros que représente pour l’UE le remboursement de la dette. La participation britannique devrait profiter tant aux entreprises de défense britanniques qu’aux efforts de l’Ukraine pour renforcer son armée. Le montant exact de la contribution britannique fait encore l’objet de discussions.
Préparation du programme de prêts
L’UE a réalisé d’importants progrès dans la préparation du programme de prêts de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine. On prévoit déjà le premier versement pour le deuxième trimestre 2026. On a mis en place le mécanisme de prêts d’aide à l’Ukraine et on a apporté des ajustements au « programme de facilité pour l’Ukraine » plus large. Ce programme couvre la période de 2024 à 2027.
Les progrès concernant ce programme de prêts interviennent après que le nouveau gouvernement hongrois s’est engagé à ne pas faire obstacle à cette initiative. Le nouveau Premier ministre hongrois, Péter Magyar, a déclaré que Budapest resterait en dehors du programme, mais qu’elle ne s’y opposerait pas non plus.
Des travaux techniques sont toutefois encore en cours pour finaliser le cadre nécessaire au déblocage des fonds, notamment plusieurs documents importants. Ces documents doivent servir de base à un plan offrant à l’Ukraine un soutien budgétaire essentiel et à un accord de prêt. (ev)(fc)
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