L’intelligence artificielle menace davantage les postes hautement qualifiés

Un ingénieur tente de déplacer un bras robotisé d'une ligne de production grâce à des HoloLens
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Selon une étude de la Brookings Institution, les employés diplômés d’une université sont plus susceptibles d’être remplacés par une intelligence artificielle que ceux qui ne sont titulaires que d’un diplôme d’études secondaires.

En 2000, Goldman Sachs employait 600 personnes pour exécuter des opérations sur actions pour ses principaux clients. En 2017, ce contingent a été réduit à seulement deux personnes. Les autres employés ont été remplacés par des systèmes automatisés capables de traiter des millions de transactions par minute.

Enseignement supérieur

L’IA menace de plus en plus les employés diplômés de l’enseignement supérieur, indique l’étude. Cette technologie, adoptée par de nombreux secteurs, devient en effet de plus en plus sophistiquée. L’intelligence artificielle est cinq fois plus susceptible de remplacer les diplômés d’université que ceux qui ne le sont pas.

‘Les travailleurs les plus touchés par les nouvelles technologies d’intelligence artificielle seront les travailleurs les plus instruits et les mieux rémunérés ainsi que les ouvriers de la construction et de la production’, indique l’étude.

Ces conclusions contredisent les prévisions antérieures selon lesquelles l’IA sur la marché du travail affectera davantage les employés les moins qualifiés.

‘Notre analyse montre que l’intelligence artificielle constituera un facteur important dans la future vie professionnelle des gestionnaires, des superviseurs et des analystes. Les ouvriers des usines, de plus en plus instruits pour de nombreuses fonctions et fortement exposés aux développements de l’IA dans les ateliers, sont également exposés’, ont encore indiqué les auteurs.

Les hommes exposés

Les hommes risquent davantage de se faire remplacer par une IA que les femmes. Cela se doit au fait que les femmes exercent généralement des emplois exigeant des compétences interpersonnelles plus poussées tels que les métiers de l’enseignement ou encore du secteur des soins de santé.

Enfin, les zones urbaines sont plus exposées à l’impact de l’IA que les zones rurales. ‘La géographie urbaine de base de l’économie de l’information, de la technologie et de la gestion, avec son orientation vers l’analyse, la prédiction et la stratégie, est sensible aux effets de l’IA’, font encore remarquer les auteurs de Brookings.