L’inflation tchèque a reculé à 2,1 pour cent en mai, ce qui allège la pression sur la banque centrale pour qu’elle relève ses taux d’intérêt


Principaux renseignements

  • L’inflation tchèque a reculé à 2,1 pour cent en mai, dépassant les prévisions du marché.
  • La baisse de la croissance des prix réduit la nécessité immédiate de relever les taux d’intérêt.
  • Les responsables de la banque centrale restent vigilants face à la persistance des coûts des services et aux risques géopolitiques.

Les dernières données de l’office des statistiques indiquent que l’inflation en République tchèque a baissé plus fortement que prévu en mai, les prix à la consommation ayant augmenté de 2,1 pour cent en glissement annuel. Ce chiffre, qui correspond aux prévisions de la banque centrale, est inférieur à la projection médiane de 2,3 pour cent issue d’un sondage Bloomberg. Bien que la hausse des prix des services ait reculé à 4,7 pour cent, les responsables considèrent toujours ce niveau comme excessivement élevé.

Implications pour la politique monétaire

Ces évolutions réduisent la pression exercée sur les décideurs politiques pour qu’ils procèdent à une hausse immédiate des taux d’intérêt. Actuellement, la Banque nationale tchèque maintient un taux directeur de 3,5 pour cent, qualifiant sa position actuelle de modérément restrictive. Alors que le gouverneur Ales Michl a indiqué sa volonté de relever les taux si l’inflation sous-jacente s’accélère, la banque a l’intention d’ignorer les effets directs de la hausse des coûts de l’énergie, se concentrant plutôt sur la question de savoir si ces coûts entraînent des hausses de prix plus généralisées.

Conséquences de la hausse des prix de l’énergie

Petr Dufek, économiste en chef chez Banka Creditas, a noté que, bien que le ralentissement actuel soit encourageant, les coûts de l’énergie maintiendront probablement l’inflation dans la moitié supérieure de la fourchette cible de 1 pour cent à 3 pour cent fixée par la banque centrale. Par conséquent, il suggère que la banque restera vigilante et gardera la possibilité d’une hausse des taux sur la table.

Le déclenchement du conflit au Moyen-Orient a ajouté une couche d’incertitude, même si les responsables de la banque centrale estiment que l’économie nationale était suffisamment stable pour permettre une réponse mesurée plutôt qu’une décision précipitée. De plus, alors que la fluctuation des prix des denrées alimentaires a récemment fait baisser l’inflation globale, la banque centrale prévoit que cette tendance pourrait s’inverser plus tard dans l’année.

Trois hausses des taux d’intérêt en 2027

Le sentiment du marché s’est orienté vers un resserrement monétaire à la suite des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les contrats de taux à terme laissent entrevoir la possibilité de trois hausses de 0,25 pour cent au cours de l’année à venir. Bien que certains investisseurs aient précédemment anticipé une hausse dès le 18 juin, ces attentes ont été tempérées à la suite du dernier rapport sur l’inflation.

Suivez également Business AM sur Google Actualités

Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

Ajoutez fr.businessam.be en tant que source préférée sur Google
Plus