Principaux renseignements
- Les cours des métaux précieux ont bondi alors que le dollar américain et le pétrole brut reculaient.
- Les espoirs géopolitiques d’une paix au Moyen-Orient alimentent l’optimisme des investisseurs.
- Les analystes prévoient que l’or atteindra les 5 000 dollars d’ici la fin de l’année.
Les métaux précieux ont affiché une tendance à la hausse jeudi, le cours au comptant de l’or ayant progressé de 0,8 pour cent dans la matinée pour atteindre 4 465,56 dollars l’once. Cette hausse a été principalement alimentée par un affaiblissement du dollar américain et la baisse des prix du pétrole brut. D’autres métaux ont également progressé, notamment le platine et l’argent, qui ont respectivement augmenté de 1,1 pour cent et 0,8 pour cent, tandis que le palladium a enregistré une hausse de 0,6 pour cent.
Un espoir de paix entre l’Iran et les États-Unis
Cette évolution du marché est étroitement liée aux espoirs naissants de paix entre les États-Unis, l’Iran et les régions voisines. Suite à l’annonce par l’administration Trump d’un cessez-le-feu entre le Liban et Israël, les investisseurs se montrent optimistes quant à une résolution plus large du conflit.
La pression politique s’intensifie aux États-Unis, où la Chambre des représentants a adopté une résolution visant à empêcher le président de prolonger la guerre contre l’Iran.
Corrélation entre l’or, le pétrole et les devises
Les experts du marché suggèrent que la vigueur actuelle de l’or dépend fortement de ces développements géopolitiques et des fluctuations des marchés du pétrole et des devises. Tim Waterer, de KCM Trade, a noté que l’or ne progresse généralement que lorsque le dollar et le pétrole reculent, ce qui signifie que sa dynamique dépend largement des nouvelles diplomatiques positives.
Le prix de l’or pourrait encore grimper jusqu’à 5 000 dollars
De plus, la baisse des prix du pétrole contribue à atténuer les craintes inflationnistes, qui entraînent généralement une hausse des taux d’intérêt, ce qui décourage l’investissement dans des actifs non productifs comme l’or. Ce sentiment a été repris par le président de la Fed de New York, John Williams, qui a indiqué que les risques d’inflation liés à la guerre sont probablement temporaires et ne justifient pas actuellement un changement de politique monétaire.
Malgré la volatilité actuelle, l’analyste de StoneX, Matt Simpson, s’attend à ce que la tendance haussière générale se poursuive, prévoyant un parcours en dents de scie vers un seuil potentiel de 5 000 dollars d’ici la fin de l’année.
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