L’inflation dans la zone euro recule à 2,8 pour cent grâce à la baisse des coûts énergétiques


Principaux renseignements

  • L’inflation dans la zone euro a reculé à 2,8 pour cent en juin en raison de la baisse des prix du pétrole.
  • Les marchés s’attendent désormais à des hausses de taux d’intérêt moins agressives de la part de la BCE.
  • Les responsables de la banque centrale restent prudents face aux risques géopolitiques persistants.

Sous l’effet d’une baisse des cours mondiaux du pétrole suite aux initiatives de paix au Moyen-Orient, l’inflation dans la zone euro a reculé plus fortement que ne le laissaient présager les prévisions. Selon les données publiées mercredi par Eurostat, la hausse annuelle des prix à la consommation est tombée à 2,8 pour cent en juin, dépassant la prévision médiane de 3 pour cent issue d’un sondage Bloomberg et marquant une baisse par rapport aux 3,2 pour cent enregistrés en mai. Cette tendance à la baisse s’est étendue à l’inflation sous-jacente, qui exclut l’énergie et l’alimentation, qui a reculé à 3,2 pour cent.

Une nouvelle hausse des taux de la BCE en perspective ?

La Banque centrale européenne (BCE) évalue actuellement si sa première hausse des taux d’intérêt depuis 2023 est suffisante pour neutraliser les perturbations économiques causées par le conflit entre les États-Unis et l’Iran.

Les chiffres du début du mois de juin indiquaient déjà un ralentissement de la hausse des prix dans les trois plus grandes économies de la région, la France revenant notamment à l’objectif de 2 pour cent fixé par la banque.

Les marchés reviennent sur leurs prévisions

En conséquence, les marchés financiers ont revu à la baisse leurs anticipations concernant un resserrement monétaire agressif, même si la probabilité reste forte — supérieure à 50 pour cent — d’une hausse des taux d’un quart de point d’ici septembre et d’une hausse complète d’ici la fin de l’année. Cette évolution s’est répercutée sur le marché obligataire, où les rendements allemands à 10 ans ont légèrement reculé à 2,88 pour cent après un pic initial.

Risques persistants

Malgré le fléchissement actuel, les responsables de la banque centrale restent sur leurs gardes. L’économiste en chef Philip Lane a souligné la nécessité de surveiller la manière dont les hausses antérieures des prix du gaz naturel et du pétrole se répercutent progressivement sur les coûts des services et des denrées alimentaires.

De même, le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a fait preuve de prudence lors du forum annuel de la BCE à Sintra, au Portugal. Tout en reconnaissant la baisse inattendue des cours du pétrole, Nagel a souligné que l’instabilité au Moyen-Orient restait un risque, précisant qu’il comptait garder toutes les options de politique monétaire ouvertes pour les prochaines réunions de juillet et septembre.

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(ns)

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