Principaux renseignements
- L’inflation allemande a reculé à 2,8 pour cent en octobre.
- Les baisses des taxes sur les carburants décidées par le gouvernement ont entraîné ce ralentissement des prix.
- Les tensions géopolitiques menacent la stabilité future des prix.
Les dernières données de l’Office fédéral des statistiques (Destatis) indiquent une baisse significative de l’inflation allemande en octobre, principalement attribuée à la réactivation par le gouvernement des allègements fiscaux sur les carburants. La hausse annuelle des prix à la consommation a ralenti pour s’établir à 2,8 pour cent. Il s’agit d’une baisse notable par rapport aux 3,3 pour cent enregistrés en septembre, qui constituaient le niveau le plus élevé depuis fin 2023.
Coûts de l’énergie
Le principal facteur à l’origine de cette tendance à la baisse a été un ralentissement de la hausse des coûts énergétiques. Si les prix de l’énergie domestique et des carburants sont restés supérieurs de 12,2 pour cent à ceux de l’année précédente, cela représente tout de même un ralentissement par rapport à la hausse de près de 15 pour cent observée en septembre.
D’autres secteurs ont également affiché des tendances à la baisse. Les coûts alimentaires n’ont augmenté que de 0,4 pour cent, et les dépenses liées aux services – tels que la restauration et les forfaits de voyage – ont progressé de 2,5 pour cent, reflétant un ralentissement continu de la hausse des prix.
Allègement fiscal sur les carburants
Afin de soutenir les automobilistes, le gouvernement allemand a mis en œuvre, le 1er octobre, sa deuxième baisse de la taxe sur l’énergie de l’année, une mesure qui restera en vigueur jusqu’à la fin de l’année 2026.
Cette initiative réduit la taxe sur le diesel et l’essence d’environ 0,14 euros par litre, ce qui, en tenant compte de la taxe sur la valeur ajoutée, se traduit par une économie totale pouvant atteindre 0,17 euros par litre pour les consommateurs.
Risques économiques futurs
Malgré ces mesures d’allègement, les perspectives économiques restent précaires. La Bundesbank a averti que les dépenses énergétiques resteront probablement élevées, les tensions géopolitiques entre l’Iran et les États-Unis étant source d’instabilité.
En outre, la banque centrale a averti que la hausse des coûts des matières premières, du stockage et de la logistique pourrait à terme faire grimper les prix à la consommation. Conformément à ces préoccupations, les principaux instituts de recherche économique allemands prévoient que l’inflation remontera à 3,2 pour cent d’ici 2027.
(at)
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