L’Europe s’apprête à connaître une année record pour l’énergie éolienne ; l’Allemagne représente 40 pour cent de la croissance


Principaux renseignements

  • La capacité éolienne européenne a augmenté de 30 pour cent au premier semestre.
  • L’Allemagne a été le moteur de la hausse en fournissant 40 pour cent de la nouvelle capacité.
  • Une bureaucratie excessive menace les futurs objectifs d’installation dans plusieurs pays.

Selon une analyse semestrielle réalisée par l’association européenne de l’énergie éolienne, WindEurope, l’Europe s’apprête à connaître une année sans précédent en matière de déploiement d’éoliennes. Au cours des six premiers mois de l’année, la capacité a augmenté de 8,8 gigawatts, soit une hausse de 30 pour cent par rapport à la même période en 2024.

Alimenter les foyers en électricité

Cette progression des énergies renouvelables est suffisante pour alimenter environ 7 millions de foyers et réduire la dépendance aux combustibles fossiles d’un volume équivalent à 25 cargaisons annuelles de GNL.

L’Allemagne en tête 

L’Allemagne s’est imposée comme le principal moteur de cette croissance, avec une contribution de 3,4 gigawatts, soit 40 pour cent de la nouvelle capacité totale. Cela inclut la mise en service de plus de 500 éoliennes, dont 423 terrestres et 84 offshore.

De son côté, la Belgique a augmenté sa capacité de 60 mégawatts.

Étapes clés

Les prévisions indiquent que l’Europe pourrait atteindre un record historique cette année, avec une capacité totale estimée à 24 gigawatts, les mois d’été enregistrant généralement les taux d’installation les plus élevés.

À plus long terme, le secteur s’attend à atteindre un taux d’installation annuel de 30 gigawatts d’ici les années 2030.

Obstacles bureaucratiques

Malgré ces progrès, Tinne Van der Straeten (Ecolo), PDG de WindEurope, a averti que des défis systémiques subsistaient. Le principal goulot d’étranglement réside dans le processus bureaucratique d’octroi des autorisations.

Alors que l’Allemagne a connu des succès, les volumes approuvés sont en réalité en baisse dans des pays tels que l’Irlande, l’Italie, le Royaume-Uni, la France et l’Espagne. Van der Straeten a souligné que, même si 2026 avait le potentiel d’être une année charnière, les progrès actuels ne devaient pas être considérés comme acquis.

(at)

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