« L’Europe n’a jamais été aussi proche de la guerre au cours des 30 dernières années »

Selon Zbigniew Rau, ministre polonais des affaires étrangères, au cours des 30 dernières années, les risques que l’Europe soit impliquée dans une guerre n’ont jamais été aussi élevés qu’aujourd’hui.

S’adressant aux envoyés de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui compte 57 membres, M. Rau a exprimé son inquiétude face à la montée des tensions avec la Russie. Celles-ci ont augmenté ces derniers mois, le pays envoyant des troupes en masse à la frontière avec l’Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine veut faire savoir au monde qu’il ne veut pas que l’Ukraine rejoigne l’OTAN.

L’escalade militaire en Europe de l’Est

Dans son discours, M. Rau n’a pas expressément mentionné la Russie, mais a énuméré une série de conflits dans lesquels Moscou aurait été impliqué. « Il semble que le risque de guerre dans l’espace de l’OSCE soit plus grand aujourd’hui qu’à n’importe quel moment au cours des 30 dernières années », a déclaré M. Rau dans un discours exposant les priorités de son pays, qui assure cette année la présidence tournante de l’OSCE.

« Depuis plusieurs semaines, nous sommes confrontés à la perspective d’une escalade militaire majeure en Europe de l’Est », a poursuivi le ministre polonais. « Nous devons nous concentrer sur une solution pacifique au conflit en Ukraine et dans les environs. » Ce faisant, il a appelé au « plein respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues. »

Pourparlers entre la Russie, les États-Unis et l’OTAN

Les discussions ministérielles entre la Russie et les États-Unis, mardi à Genève, et entre la Russie et l’OTAN, mercredi à Bruxelles, n’ont pas permis de réaliser des progrès notables. Le Kremlin a dressé jeudi un bilan sombre des discussions sur la sécurité que la Russie a menées cette semaine avec les États-Unis et l’OTAN. Elle les a qualifiés d' »infructueux » et a déclaré qu’il y avait un désaccord sur les questions fondamentales.

Le mois dernier, la Russie avait présenté un projet d’accord entre la Russie, les États-Unis et l’OTAN sur les garanties de sécurité. Il s’agissait notamment d’interdire toute nouvelle expansion de l’OTAN à l’Est. La veille de Noël, le service de presse du ministère russe des Affaires étrangères a annoncé que ces demandes concerneraient également la Finlande et la Suède. « L’adhésion de ces deux pays à l’OTAN aurait de graves conséquences militaires et politiques qui nécessiteraient une réponse appropriée de la part de la Russie », a ensuite déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

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