Principaux renseignements
- Les pays européens ont comblé la plupart des lacunes militaires laissées par la réduction des contributions américaines.
- Les États-Unis ont réduit le nombre d’avions, de navires de guerre et de drones afin d’éviter une dépendance excessive.
- Des lacunes stratégiques subsistent toutefois en matière de capacités de bombardement et de patrouille maritime.
Les pays européens se sont mobilisés pour combler la quasi-totalité des lacunes créées par la décision des États-Unis de réduire leurs contributions militaires à l’OTAN. Le général Alexus Grynkewich, commandant suprême de l’Alliance, a déclaré que les partenaires européens avaient comblé la plupart des lacunes du modèle de forces de l’OTAN en l’espace de quelques semaines. Pour les domaines restants où aucun remplacement exact n’est disponible, l’Alliance élabore des stratégies alternatives afin d’atteindre les mêmes résultats en matière de défense.
Répartition des responsabilités
Cette réorganisation fait suite à une annonce faite par les États-Unis en mai concernant une réduction des moyens militaires qu’ils mobilisent en cas de crise dans le cadre du partenariat transatlantique. Selon le général Grynkewich, cette approche vise à réduire une dépendance excessive vis-à-vis des forces armées américaines. Cela revêt une importance particulière alors que les États-Unis se préparent à l’éventualité de devoir gérer plusieurs conflits simultanément.
Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, avait précédemment déclaré que les alliés renforçaient déjà leur rôle. De plus amples détails sont attendus lors du prochain sommet de l’OTAN à Ankara.
Pénuries
Malgré des progrès globaux, un déficit important subsiste dans le domaine des bombardiers stratégiques, les États-Unis ayant réduit de moitié leur engagement, passant de deux appareils à un seul.
D’autres réductions non divulguées communiquées à Reuters révèlent une réduction générale des moyens, notamment une baisse de 33 pour cent du nombre de chasseurs F-15 et F-15E disponibles et une diminution de 50 pour cent des drones MQ-4 et MQ-9 Reaper.
Coupes budgétaires américaines affectent les capacités navales
D’autres réductions affectent les capacités logistiques et navales. La flotte d’avions ravitailleurs est passée de 79 à 63, et celle des avions de patrouille maritime de 26 à 15. De plus, le nombre de destroyers disponibles a été pratiquement divisé par deux, passant de 17 à neuf, et l’engagement concernant un sous-marin capable de lancer des missiles de croisière a été supprimé.
Ces ajustements interviennent dans un contexte de tensions importantes au sein de l’alliance, plusieurs membres européens craignant que les États-Unis ne finissent par se retirer complètement du pacte. (lv)
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