Les utilisateurs -et surtout les utilisatrices- de Tinder pourront vérifier les antécédents de violence de leurs prétendants

Les sites de rencontre n’ont pas attendu la pandémie pour avoir le vent en poupe, mais parmi les effets secondaires du Covid-19, on peut certainement lister la perte du tabou – déjà fort ébranlé – qui les entourait. Mais se pose de plus en plus la question de leur usage dans des conditions sûres ; pas tant du point de vue du respect des règles d’utilisation, mais plutôt de celle des mauvaises rencontres que l’on pourrait y faire.

Tinder n’a pas toujours eu très bonne presse pour sa manière de proposer des rencontres via un algorithme au fonctionnement plutôt nébuleux, tout en n’offrant finalement que bien peu de possibilités d’interactions pour se connaître avant un premier rendez-vous. Mais la société, sans doute avec la gestion de son image en tête, vient de révéler la mise au point d’un outil qui devrait permettre d’en savoir un peu plus sur son match avant d’accepter de le rencontrer autour d’un verre. Et en particulier d’apprendre ce qu’il ne comptait sans doute pas révéler spontanément.

Un scan des données accessibles publiquement

Le site de rencontre a fondé un partenariat avec Garbo, un site à but non lucratif utilisant des données publiques pour faire des recherches sur les antécédents judiciaires d’un individu. Ce système permettrait d’effectuer un scan sur la personne avec laquelle on a matché afin d’en savoir plus sur ses éventuels antécédents, en particulier de violence, détaille The Verge.

Les recherches renverront des résultats qui, selon Garbo, sont « pertinents pour la sécurité de l’utilisateur » et excluront certaines informations telles que la possession de drogue et le vagabondage. Les recherches ne contiendront pas non plus d’informations permettant de découvrir où vivent ces personnes, comme les adresses et les numéros de téléphone.

En test aux USA, mais pas gratuit

Les utilisateurs pourront effectuer des vérifications d’antécédents en appuyant sur un bouclier bleu dans l’application, puis en allant dans le centre de sécurité, qui les dirigera vers le site web de Garbo. Tinder incitera à signaler sur l’application les profils de personnes considérées comme violentes. Mais le site de rencontre rappelle aussi que ce n’est pas parce que le scanning sur Garbo ne donne rien qu’une personne est absolument inoffensive.

Selon Tinder, chaque utilisateur aura accès à deux recherches d’antécédents gratuites ; ensuite, il paiera 2,50 $ plus des frais de traitement minimes par transaction qui financeront directement les opérations de Garbo et les autres frais associés aux recherches. Attention, pour l’instant cette option ne sera disponible qu’aux États-Unis : il n’est pas encore prévu de l’exporter vers l’Europe, du moins à court terme.

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