Principaux renseignements
- La menace d’un blocus maritime américain contre l’Iran fait légèrement grimper les cours du pétrole.
- La hausse des stocks américains de pétrole brut compense les menaces pesant sur l’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz.
- Des forces économiques contradictoires empêchent une forte hausse des prix malgré des gains hebdomadaires.
Les cours du pétrole brut ont légèrement progressé aujourd’hui après que le gouvernement américain a laissé entrevoir la possibilité d’un blocus naval permanent contre l’Iran. Ces tensions géopolitiques ont compensé la pression à la baisse sur les prix exercée par l’augmentation des stocks américains et la détérioration des perspectives de la demande mondiale.
À 10 h 42, le Brent s’échangeait à 87,79 dollars le baril, contre 82,37 dollars pour un baril de WTI.
Performance hebdomadaire des marchés
Malgré un récent recul de plus de 2 pour cent, les deux indices de référence sont en passe d’enregistrer une hausse hebdomadaire d’environ 4 pour cent. Cette évolution fait suite à une période de gains constants tant pour le Brent que pour le WTI. Susan Bell, de Rystad Energy, a fait remarquer que, bien que les données sur les stocks de brut suggèrent une tendance à la baisse, le climat politique actuel protège le marché contre un effondrement plus important.
Montée des tensions géopolitiques
Les tensions se sont intensifiées après que le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a laissé entendre que les États-Unis pourraient mettre en place des sanctions économiques sans précédent et un blocus maritime à durée indéterminée en raison de l’échec des négociations de cessez-le-feu.
Ces menaces coïncident avec les efforts iraniens visant à restreindre le transit par le détroit d’Ormuz, une voie navigable cruciale qui assurait auparavant un cinquième de l’approvisionnement mondial en pétrole.
Forces économiques contradictoires
Le marché est actuellement tiraillé entre deux forces opposées. D’un côté, la menace d’un conflit prolongé risque de limiter l’offre ; de l’autre, l’Agence internationale de l’énergie et l’OPEP ont revu à la baisse leurs prévisions de croissance de la demande. De plus, les réserves de brut américaines ont enregistré leur plus forte hausse hebdomadaire depuis plus de trois ans.
(at)
Suivez également Business AM sur Google Actualités
Si vous souhaitez accéder à tous les articles, abonnez-vous ici !

