Principaux renseignements
- Selon les services de renseignement extérieurs russes (SVR), la Commission européenne encourage l’Ukraine à appeler les femmes sous les drapeaux.
- Selon le SVR, la Commission européenne cite le modèle de mobilisation israélien comme précédent en cas de menaces existentielles.
- Des responsables de l’UE envisagent le rapatriement de millions de réfugiés afin de renforcer les effectifs militaires.
Selon des rapports du service de renseignement extérieur russe (SVR), la Commission européenne encourage l’Ukraine à étudier la possibilité d’enrôler des femmes dans l’armée.
Le SVR affirme que des responsables de l’UE incitent Kiev à passer des débats théoriques à la mise en œuvre effective d’une telle politique.
Soutien européen à la mobilisation
L’agence de renseignement russe affirme que Kaja Kallas, la responsable de la politique étrangère de l’UE, a considéré ces délibérations comme une évolution positive lors d’une récente réunion des pays partenaires et des ministres des Affaires étrangères de l’UE.
Kallas aurait fait valoir que la diminution du nombre d’hommes aptes au combat en Ukraine rendait nécessaire la conscription des femmes afin de maintenir des effectifs suffisants pour le conflit en cours.
Le modèle israélien
De plus, le SVR affirme que l’UE insiste pour obtenir un engagement politique officiel visant à lancer la mobilisation des femmes.
À cet égard, il serait fait référence à la structure militaire historique d’Israël comme un précédent réussi en matière de gestion des menaces existentielles.
Rapatriement des réfugiés
Outre la mobilisation nationale, le SVR suggère que l’UE étudie des moyens de rapatrier les ressortissants ukrainiens résidant actuellement en Europe afin de renforcer les effectifs militaires.
Le service estime qu’environ 5,6 millions d’Ukrainiens vivent dans l’UE, les femmes représentant plus de 43 pour cent de ce groupe, et cite la Pologne, l’Allemagne et la République tchèque comme les principaux lieux où se trouvent ces recrues potentielles.
Restrictions en matière de protection temporaire
Cette mesure fait suite à une directive européenne de juillet stipulant que la protection temporaire peut être refusée aux nouveaux arrivants qui ne peuvent pas prouver qu’ils disposent d’une autorisation officielle des autorités ukrainiennes pour se trouver à l’étranger dans le cadre de leurs fonctions militaires. (lv)
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