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Les résultats hyper attendus de Nvidia : « Je n’ai jamais vu une telle dépendance de tout un secteur à une seule entreprise »

Les résultats hyper attendus de Nvidia : « Je n’ai jamais vu une telle dépendance de tout un secteur à une seule entreprise »
Jen-Hsun CEO Nvidia – Getty Images

Le géant américain des puces électroniques présente ce mercredi ses résultats du 2e trimestre. Ils sont attendus par tout le secteur des technologies. L’explosion de l’intelligence artificielle et les puces qui y sont associées ont été la principale cause de la bonne forme du Nasdaq depuis le début de l’année.

Pourquoi est-ce important ?

L'intelligence artificielle requiert une puissance de calcul phénoménale. Pour cela, les super-ordinateurs ont besoin d'être alimentés par de puces graphiques, aussi appelées GPU. Nvidia en est le premier concepteur mondial et s'est complètement détaché de son concurrent AMD. L'entreprise américaine a réalisé la meilleure performance boursière de l'année, au point d'entrer dans le club très fermé des entreprises à 1.000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Le fabricant de puces semble être devenu un indicateur économique à lui seul.

Dans l’actu : Nvidia présente ses résultats ce mercredi.

  • Après une nouvelle journée faste lundi, avec un gain de 8,5%, Nvidia réalise la meilleure performance de l’année à Wall Street, en progression de 226%. De quoi intégrer le club des entreprises à 1.000 milliards de dollars.
  • En mai dernier, Nvidia a estimé que son chiffre d’affaires pour le 2e trimestre serait de 11 milliards de dollars, alors que les analystes tablaient sur 7,2 milliards. L’entreprise avait enregistré un bon de 26% en une seule journée sur les marchés.
  • Ce mercredi, c’est l’heure du verdict : Nvidia est-il parvenu à atteindre ses ambitions ? Tout autre résultat pourrait être perçu comme un très mauvais signal. Il sera ensuite question de perspectives pour le 3e trimestre : là encore, au vu des dernières performances, Nvidia est contrainte de nous en mettre plein la vue.
  • Wall Street s’attend à ce que la société de puces augmente ses revenus d’environ 110% au troisième trimestre à 12,50 milliards de dollars, selon Refinitiv. Nvidia n’a prévu qu’une seule fois des revenus inférieurs aux estimations au cours des deux dernières années.

L’essentiel : l’IA s’est dévoilée à la face du monde, et elle a soif de puces.

  • L’apparition de ChatGPT à la face du monde, en février dernier, a enclenché un énorme intérêt pour l’intelligence artificielle dite générative. Soudainement, tous les plus gros acteurs du secteur de la tech voulaient chacun leur part du gâteau.
  • Et cette hype ne s’est pas traduite que par des intentions : une véritable bulle s’est créée, alimentant toutes les entreprises technologiques sur les marchés.
  • Avec chatGPT, l’IA n’était plus une technologie vague qui véhiculait dans l’inconscient collectif. Désormais, on pouvait réellement percevoir sa valeur ajoutée, son énorme potentiel en termes de productivité, mais aussi son danger pour nos emplois.
  • Or, l’IA est alimentée par des puces graphiques GPU, et c’est Nvidia qui en est la principale entreprise conceptrice. Elle sous-traite ensuite leur production à d’autres sociétés de semi-conducteurs.
  • C’est bien simple : toute entreprise qui a des ambitions en IA doit passer par Nvidia. Ou alors, cette entreprise est condamnée à devoir développer ses propres puces, et très peu peuvent se le permettre.

« Je n’ai jamais vu ça »

Conséquence : Nvidia devient un indicateur économique.

  • « Je couvre la technologie depuis 1994 et je n’ai jamais vu un environnement dans lequel tout un secteur dépend autant d’une seule entreprise », a déclaré Inge Heydorn, associée chez GP Bullhound, cité par Reuters.
  • « L’IA est vraiment le dernier pilier de la croissance et tout le monde en dépend. Si Nvidia fait preuve de faiblesse, nous pourrions assister à une correction assez substantielle du marché », met en garde l’analyste.
  • Mais l’heure est à l’optimisme. Au moins 10 maisons de courtage ont relevé leurs objectifs de cours la semaine dernière, à 500 dollars l’action, soit 15% de plus qu’aujourd’hui. HSBC voit même encore un potentiel de progression de 65%. Certains initiés estiment les revenus du 3e trimestre à 14 milliards de dollars.
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