Principaux renseignements
- Les procureurs fédéraux enquêtent sur E. Jean Carroll pour un éventuel parjure.
- Les enquêteurs examinent de près des déclarations contradictoires concernant le financement de ses frais de justice.
- Cette enquête pénale fait suite à une série de procès civils très médiatisés entre Carroll et Donald Trump.
Les autorités fédérales ont ouvert une enquête pénale sur E. Jean Carroll, selon CNN. L’ancienne chroniqueuse qui a porté plainte contre Donald Trump pour agression sexuelle et diffamation. Selon certaines sources, le ministère de la Justice examine si Mme Carroll s’est rendue coupable de parjure lors de ses témoignages dans le cadre de son procès civil. Plus précisément, les enquêteurs examinent minutieusement une déposition datant de 2022. La femme de 82 ans a nié avoir reçu un soutien financier externe pour ses batailles juridiques, bien qu’il ait été révélé par la suite que le milliardaire Reid Hoffman avait pris en charge certains frais.
Les procureurs fédéraux ouvrent une enquête
L’enquête est menée par les procureurs fédéraux de Chicago. C’est probablement parce que M. Hoffman dirige une organisation à but non lucratif dans cette ville, bien que la déposition initiale ait eu lieu à New York. Cette initiative s’inscrit dans une tendance du ministère de la Justice à poursuivre les personnes perçues comme des ennemis du président. Alors que le procureur général par intérim Todd Blanche a été critiqué pour avoir accéléré les efforts juridiques de représailles de M. Trump, il est récusé dans cette affaire spécifique en raison de son rôle antérieur d’avocat personnel de M. Trump dans les appels de Mme Carroll.
Eventuelles fausses déclarations
La controverse porte sur un conflit entre les déclarations initiales de Carroll et les révélations ultérieures. Lors d’une déposition filmée, Carroll a déclaré à l’avocate Alina Habba qu’aucun tiers ne finançait son affaire. Cependant, peu avant le procès, son équipe juridique a révélé que l’organisation de Hoffman avait fourni une aide financière. Alors qu’Habba a accusé Carroll de dissimulation délibérée, les représentants de Carroll ont soutenu qu’elle n’avait eu aucun contact direct avec l’organisation à but non lucratif. Bien que le juge ait autorisé une nouvelle déposition, le juge Lewis Kaplan a finalement statué que ce financement ne portait pas atteinte à la crédibilité de Carroll. Il a interdit à la défense d’aborder cette question pendant le procès.
Battles juridiques en cours
Entre-temps, le conflit juridique entre les deux parties persiste. Trump conteste actuellement les jugements de plusieurs millions de dollars rendus en faveur de Carroll dans les procès pour abus sexuels et diffamation, des recours étant en instance devant la Cour suprême. À ce jour, la haute cour a reporté sa décision sur le recours à douze reprises. Par ailleurs, une cour d’appel a rejeté la tentative de Trump de faire intervenir le ministère de la Justice dans son affaire pour plaider en faveur de l’immunité présidentielle, estimant que la demande avait été déposée trop tard.
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