Principaux renseignements
- Les efforts diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran ont permis de faire baisser les prix mondiaux des denrées alimentaires en stabilisant les voies maritimes.
- Les phénomènes météorologiques extrêmes et El Niño menacent désormais les rendements agricoles.
- La production mondiale de céréales reste solide malgré de légères baisses à long terme.
Les prix mondiaux des denrées alimentaires ont légèrement baissé en juin, principalement parce qu’une trêve entre l’Iran et les États-Unis a apaisé les craintes concernant les perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Les données publiées vendredi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) révèlent que l’indice des prix des produits alimentaires de l’ONU a reculé de 0,3 pour cent par rapport à mai, le sucre et les céréales étant les principaux moteurs de cette tendance à la baisse.
Stabilité du transport maritime
L’apaisement des tensions et l’ouverture d’une fenêtre diplomatique entre Téhéran et Washington ont permis la normalisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
Cette voie navigable étant vitale pour le transport d’engrais agricoles, de gazole et de céréales, la « prime de risque de guerre » qui avait auparavant fait grimper les prix s’est évaporée, apaisant ainsi les craintes de pénurie à long terme.
Menaces environnementales pesant sur les récoltes
Cependant, l’attention du marché se porte désormais sur les défis liés à la production agricole, alors que l’hémisphère nord entre dans la saison des récoltes. Les inquiétudes grandissent concernant la baisse des rendements, la réduction des surfaces cultivées et les conséquences de la canicule qui a frappé l’Europe.
De plus, l’émergence du phénomène El Niño fait peser une menace sur la stabilité alimentaire mondiale, car ce phénomène météorologique provoque souvent des sécheresses et des inondations dévastatrices dans les principales zones agricoles.
Prévisions de production à long terme
Malgré ces menaces, la FAO prévoit que la production mondiale de céréales atteindra près de 3 milliards de tonnes d’ici 2026. Bien que ce chiffre soit inférieur de 1,9 pour cent au pic observé en 2025, il s’agirait tout de même du deuxième volume le plus élevé jamais enregistré.
Joseph Glauber, chercheur émérite à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, a noté que le marché revenait aux fondamentaux de l’offre et de la demande, soulignant que l’état général des cultures restait favorable.
Les prix restent inférieurs au pic atteint en 2022
Si l’indice actuel des denrées alimentaires faisant l’objet d’échanges internationaux est supérieur de 1,7 pour cent aux niveaux de l’année dernière, il reste toutefois inférieur de près de 19 pour cent aux prix records provoqués par l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
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(ns)

