Les prix du pétrole restent relativement stables malgré la persistance du conflit


Principaux renseignements

  • Les cours du Brent et du WTI semblent s’être stabilisés pour l’instant, même si le conflit entre les États-Unis et l’Iran reste une source de préoccupation.
  • La guerre en cours avec l’Iran a déjà coûté 25 milliards de dollars aux États-Unis.
  • Le retrait des Émirats arabes unis de l’OPEP n’aura probablement aucun impact tant que le détroit d’Ormuz restera fermé.

Le prix du pétrole brut américain WTI se maintient au-dessus des 100 dollars, mais semble s’être stabilisé entre 104 et 106 dollars. Vendredi, vers 10 h, il s’établissait à 105,45 dollars le baril. Le Brent, référence internationale, semble stable autour de 110-111 dollars le baril. Vers 10 h, le baril de Brent pour livraison en juillet coûtait 111,32 dollars.

Le conflit persiste

Les tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis et le blocus du détroit d’Ormuz continuent de susciter une incertitude mondiale quant aux prix du pétrole. Le fait que le conflit ne soit pas encore terminé est clairement illustré par la rhétorique agressive utilisée tant par les États-Unis que par l’Iran. Jeudi, le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a déclaré que les États-Unis « n’avaient leur place qu’au fond du golfe Persique ».

Trump explore également les moyens permettant aux compagnies pétrolières de contourner le blocus, en attendant une résolution rapide du conflit. La guerre en Iran a déjà coûté aux États-Unis environ 25 milliards de dollars (21,3 milliards d’euros).

Le retrait des Émirats arabes unis de l’OPEP

Bien que le WTI et le Brent continuent d’afficher un backwardation marqué à l’approche de la fin de l’année, cette stabilisation suggère que le marché s’attend à une baisse des prix du pétrole une fois que les tensions actuelles se seront apaisées.

Le retrait des Émirats arabes unis n’a pratiquement eu aucun impact à court terme sur l’offre de pétrole disponible. Cependant, cette décision démontre que les Émirats arabes unis sont déterminés à augmenter leur production de pétrole à plus long terme. Dans le même temps, les analystes notent que toute augmentation effective des exportations de pétrole brut restera limitée tant que le détroit d’Ormuz restera fermé. (fc)

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