Les prix du pétrole remontent alors que l’Iran bloque le détroit d’Ormuz


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole brut ont augmenté lundi en raison des tensions diplomatiques qui menaçaient la navigation dans le détroit d’Ormuz.
  • L’Iran exige la levée des sanctions et des milliards de dommages-intérêts pour rouvrir cette importante voie navigable.
  • Les dirigeants américains considèrent ce bras de fer comme un jeu stratégique d’usure économique.

Les cours du pétrole brut ont de nouveau augmenté lors des premières séances de lundi, alors que les investisseurs analysaient la situation diplomatique instable entre Washington et Téhéran. L’incertitude qui règne sur le marché quant au calendrier de sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz a fait grimper les prix. Le Brent pour livraison en octobre a progressé de 1,04 pour cent, à 84,42 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate pour livraison en septembre a augmenté de 0,83 pour cent, à 78,83 dollars.

Impasse autour du détroit d’Ormuz

Les tensions se concentrent autour du détroit d’Ormuz, une artère majeure pour 20 pour cent des approvisionnements mondiaux en gln et en pétrole. La Garde révolutionnaire iranienne a déclaré que la voie navigable resterait fermée jusqu’à ce que les États-Unis satisfassent à une série de conditions précises. Téhéran souhaite conserver le contrôle du passage une fois le conflit terminé et prévoit d’instaurer des droits de transit, une proposition que le gouvernement américain a rejetée.

Cessez-le-feu et de réparations

Les récentes hostilités dans la région ont entraîné l’échec d’un précédent cessez-le-feu conclu en avril. Cet échec a incité les médiateurs à plaider en faveur d’un retour au mémorandum de juin, qui visait à faciliter les pourparlers de paix. Selon des informations de l’agence de presse iranienne Tasnim, les exigences actuelles de Téhéran comprennent un arrêt général des hostilités, la levée des blocus portuaires américains, la levée des sanctions, la restitution des avoirs financiers gelés et le versement de réparations pour les pertes liées à la guerre. Ces exigences correspondent au cadre défini en juin. Celui-ci proposait la création d’un fonds de 300 milliards de dollars (259,4 milliards d’euros) destiné à la reconstruction de l’Iran.

Stratégies contradictoires et pressions économiques

L’armée iranienne a souligné que le détroit est actuellement considéré comme une zone de combat plutôt que comme une simple voie de navigation. Selon elle, le blocus se poursuivra jusqu’à ce que toutes les conditions soient remplies. Le président américain Donald Trump a quant à lui qualifié l’approche américaine de « partie d’échecs » stratégique. Il a déclaré que les négociations ne se déroulaient qu’à une échelle limitée. Par ailleurs, le président a laissé entendre que les États-Unis surveillaient de près les problèmes économiques internes de l’Iran, notamment le manque de capitaux et l’inflation galopante, et s’est dit convaincu que la situation finirait par se résoudre d’elle-même. (ev)

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