La Russie prend le contrôle de bases militaires situées en Syrie, au bord de la Méditerranée


Principaux renseignements

  • La Syrie et la Russie vont transformer deux bases militaires méditerranéennes en centres d’entraînement communs.
  • Les infrastructures non militaires reviennent sous le contrôle du gouvernement syrien en vertu du nouvel accord.
  • Cet accord reflète l’évolution de la dynamique politique suite à l’effondrement du régime de Bashar al-Assad.

La Syrie a annoncé dimanche la conclusion d’un accord avec la Russie concernant le statut de deux installations militaires stratégiques situées en Méditerranée. Selon les nouvelles dispositions, ces sites seront transformés en centres d’entraînement communs, certaines sections étant replacées sous contrôle syrien.

Port et aéroport

Selon l’agence de presse officielle Sana, l’accord porte sur le port de Hmeimim et l’aéroport de Tartous. Ces sites fonctionneront désormais comme des « centres d’entraînement conjoints » afin de préserver les objectifs des deux nations.

Ce résultat fait suite à un an et demi de discussions diplomatiques, et la transition devrait être finalisée dans un délai de trois mois. De plus, toutes les infrastructures non militaires présentes sur ces sites seront restituées au gouvernement syrien.

Importance stratégique pour la Russie

L’importance de cet accord a été soulignée par le ministre des Affaires étrangères Assaad al-Shaibani, qui a effectué dimanche une visite des installations afin d’examiner les infrastructures détaillées dans le mémorandum.

Pour la Russie, ces sites constituaient sa seule présence militaire officielle en dehors des frontières de l’ancienne Union soviétique. Pendant que les négociations se poursuivaient, les deux bases sont restées opérationnelles.

Évolution de la dynamique politique

La Russie avait considérablement étendu son implantation sur ces sites après son entrée dans le conflit syrien en 2015 afin de soutenir le régime de Bachar al-Assad par le biais de vastes campagnes aériennes.

Cependant, suite à l’effondrement du régime d’Assad, la dynamique politique a changé. Le président russe Vladimir Poutine a tenu deux réunions avec l’actuel dirigeant syrien, Ahmad al-Chareh, tandis que le gouvernement syrien continue d’exiger l’extradition d’Assad, en exil, qui réside actuellement en Russie. Cette initiative fait suite à un précédent retrait militaire russe de l’aéroport de Qamishli, dans le nord-est. (fc)

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