Principaux renseignements
- D’ici 2035, les Pays-Bas supprimeront 25 000 emplois dans la fonction publique afin de réaliser 3,5 milliards d’euros d’économies.
- L’automatisation numérique et la réduction de la dépendance vis-à-vis des consultants remplaceront les fonctions traditionnelles.
- Les bâtiments administratifs sont réduits afin de faire place au télétravail.
Les Pays-Bas préparent une réduction considérable des effectifs dans le secteur public, avec des projets visant à supprimer 25 000 postes à temps plein d’ici 2035. Le secrétaire d’État néerlandais chargé de l’efficacité de l’administration, Eric van der Burg, a récemment déclaré au journal Het Parool que cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large visant à réaliser 3,5 milliards d’euros d’économies. Ces mesures toucheraient environ 16 pour cent des 160 000 fonctionnaires actuels.
Les conséquences varieront selon les secteurs de l’administration : certains ministères perdront un cinquième de leur personnel, tandis que d’autres devront faire face à des réductions pouvant atteindre 60 pour cent.
Transition numérique
Au lieu d’imposer un gel total des recrutements, le gouvernement néerlandais évaluera chaque poste vacant afin de déterminer si un remplaçant est réellement indispensable. Cette approche permet de ne pas compromettre les fonctions essentielles, tout en réduisant néanmoins l’effectif total.
Pour réduire davantage les coûts, l’administration entend diminuer sa dépendance vis-à-vis de consultants externes coûteux et intégrer davantage de services numériques automatisés, tels que des chatbots disponibles 24 heures sur 24, afin de remplacer les services d’assistance téléphonique traditionnels.
Optimisation des infrastructures physiques
L’infrastructure physique sera également rationalisée afin de lutter contre le gaspillage. Van der Burg a fait remarquer que le taux d’occupation actuel des bureaux dépasse rarement 70 pour cent en raison de l’essor du télétravail.
C’est pourquoi le gouvernement souhaite ramener le nombre de postes de travail disponibles à un pour deux employés. Les bâtiments publics inoccupés, financés par l’argent des contribuables, pourraient être transformés en hôtels, en locaux commerciaux ou en logements.
Réduction du nombre d’organes consultatifs
Par ailleurs, le gouvernement s’efforce de réduire le nombre de ses 176 organes consultatifs. Bien qu’aucun conseil spécifique n’ait encore été désigné pour être supprimé, le secrétaire d’État a indiqué que les futures propositions des ministères détermineront quels groupes ne sont plus nécessaires.
Lutte contre la croissance de la bureaucratie
Ces changements radicaux constituent une réponse à la croissance rapide de la bureaucratie observée depuis 2018. Au cours de cette période, le nombre d’agents chargés de l’élaboration des politiques a augmenté de 56 pour cent, tandis que celui des agents chargés de la mise en œuvre a progressé de 28 pour cent.
Selon Van der Burg, cette expansion a entraîné une complexité excessive au sein de l’administration, ce qui a accru le risque d’erreurs tant pour les citoyens que pour les fonctionnaires. Il a affirmé que des réductions budgétaires progressives ne suffiraient pas pour atteindre l’objectif de 3,5 milliards d’euros, rendant ainsi cette restructuration fondamentale nécessaire. (lv)
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