Principaux renseignements
- L’armée de l’air américaine a suspendu ses achats de ravitailleurs KC-46 jusqu’à ce que Boeing corrige un défaut critique du système de vision.
- Le coût par appareil a bondi de 42 pour cent pour atteindre 334 millions de dollars (289 millions d’euros) en raison de retards techniques persistants.
- Boeing fait face à des milliards de dollars de passif tout en peignant à respecter les normes de certification de sécurité.
L’armée de l’air américaine a indiqué que l’acquisition de dizaines de ravitailleurs KC-46 Pegasus supplémentaires était suspendue jusqu’à ce que Boeing résolve un défaut technique persistant. L’armée exige une correction du système de vision à distance (RVS) avant de s’engager à acheter 75 appareils supplémentaires de ce type, qui sont essentiels pour étendre la portée opérationnelle des vols militaires longue distance et des moyens tels que l’Air Force One.
Défaillances techniques
Le RVS actuel souffre d’une perception de la profondeur insuffisante et d’une clarté d’image médiocre sous certains éclairages, ce qui peut entraver la capacité de l’opérateur à voir clairement l’avion en cours de ravitaillement.
Alors que l’armée de l’air s’attendait à un système amélioré d’ici 2023, ce délai a été repoussé à 2028. Pour maintenir la sécurité dans l’intervalle, les équipages doivent s’appuyer sur une formation intensive et des solutions opérationnelles complexes.
Hausse des coûts
Les enjeux financiers du programme ont considérablement augmenté, les nouveaux ravitailleurs coûtant désormais environ 334 millions de dollars chacun, soit une hausse de 42 pour cent par rapport à la moyenne précédente de 235 millions de dollars.
Malgré cette hausse des prix, le lieutenant-général David Tabor a laissé entendre devant une commission sénatoriale que Boeing aurait auparavant vendu ces avions à perte. Boeing reste financièrement responsable du développement et de la certification de la nouvelle conception, ce qui représente plus de 9 milliards de dollars de coûts totaux pour le programme, dont une perte de 565 millions de dollars cette année.
Réponse de Boeing
En réponse, Boeing affirme avoir réalisé des progrès substantiels pour garantir la fiabilité du système et avoir achevé la première phase des essais en vol nécessaires à la certification. Cependant, l’armée de l’air maintient que tout nouveau contrat portant sur des avions supplémentaires dépendra strictement de la résolution satisfaisante de ces défauts persistants. Le secrétaire Troy Meink devrait aborder ces mises à jour du programme lors de sa prochaine déposition devant la sous-commission sénatoriale des crédits de défense.
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