Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont baissé, les efforts diplomatiques ayant apaisé les craintes concernant l’approvisionnement au Moyen-Orient.
- La persistance des attaques des Houthis et les fluctuations des stocks américains maintiennent la volatilité du marché.
Les cours du pétrole ont baissé, inversant ainsi la tendance haussière observée précédemment. Cette baisse s’explique par le fait que les perspectives optimistes quant à des solutions diplomatiques ont apaisé les craintes concernant d’éventuelles perturbations de l’offre liées à la montée des tensions au Moyen-Orient. À 10 h 18, le Brent s’échangeait à 110,28 dollars, tandis que le WTI s’échangeait à 101,31 dollars.
Efforts diplomatiques
Le sentiment du marché a été influencé par des informations selon lesquelles le vice-président américain JD Vance aurait tenté, par le biais d’un échange de correspondance avec Mohsen Rezaei, le chef du Conseil de sécurité iranien, de relancer les pourparlers de paix.
Sentiment des marchés
Certains analystes ont fait remarquer que, si la perspective de ces pourparlers exerçait certes une pression à la baisse sur les cours du pétrole, la baisse des prix était toutefois limitée par des inquiétudes persistantes. Les investisseurs s’inquiètent notamment des activités persistantes des Houthis et de la possibilité d’une intervention militaire américaine contre l’Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre.
Instabilité régionale
L’instabilité régionale persiste, alors que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite a annoncé avoir intercepté un missile balistique des Houthis qui visait l’est de l’Arabie saoudite.
Par ailleurs, des responsables yéménites ont confirmé que les Houthis avaient mené une attaque contre l’aéroport d’Aden, après que le groupe eut affirmé avoir pris pour cible la plus grande raffinerie de pétrole d’Arabie saoudite. Cette raffinerie dispose d’une capacité de traitement de 550 000 barils par jour. Les autorités saoudiennes n’ont toutefois pas encore confirmé les conséquences de l’attaque à la roquette signalée contre la raffinerie.
Proposition de paix du Qatar
Sur le plan diplomatique, le Qatar a proposé un nouvel accord à l’Iran visant à mettre fin aux conflits avec Israël et les États-Unis. Alors qu’un haut responsable iranien a rejeté la proposition, la jugeant insuffisante, le ministre iranien des Affaires étrangères s’est dit disposé à explorer les voies diplomatiques, laissant entendre qu’un plan en sept jours pourrait être finalisé rapidement s’il était accepté.
Reprise de la production russe
Par ailleurs, les cours du pétrole ont été mis sous pression par les prévisions d’une augmentation de la production russe. Les analystes de JPMorgan ont observé que l’absence de frappes récentes sur les raffineries russes a permis à la capacité de traitement de se rétablir de 350 000 barils par jour.
Cette reprise pourrait permettre à la Russie d’augmenter sa production de brut, compensant potentiellement les baisses précédentes, même s’il n’est pas certain que cela se traduise par une hausse des volumes d’exportation.
Évolution des stocks américains
En ce qui concerne les stocks américains, les données de l’Energy Information Administration ont révélé une baisse surprenante de 1,9 million de barils de pétrole brut pour la semaine se terminant le 23 octobre, contredisant les prévisions des analystes qui tablaient sur une légère hausse.
À l’inverse, les réserves d’essence ont augmenté de 3,9 millions de barils, allant à l’encontre des prévisions qui tablaient sur une réduction des stocks.
(at)
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