Les cours du pétrole continuent de baisser malgré la montée des tensions entre l’Iran et les États-Unis


Principaux renseignements

  • Les cours du pétrole ont baissé grâce au retour à la normale du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.
  • Les relations diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran restent au point mort.
  • La Russie menace les actifs britanniques, malgré les déclarations rassurantes de Trump concernant la sécurité de l’OTAN.

Malgré les tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis, les cours du pétrole ont de nouveau baissé. À 9 h 56, le Brent a reculé à 87,99 dollars le baril, tandis que le WTI s’établissait à 82,90 dollars le baril.

En raison de ces fluctuations, les deux principaux indices de référence ont affiché une tendance hebdomadaire à la baisse, le Brent reculant de 5,3 pour cent et le WTI de 4,3 pour cent.

Stabilité de l’approvisionnement dans le détroit d’Ormuz

Les experts de marché d’ING suggèrent que la baisse des prix résulte d’une augmentation des livraisons de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz. Ils ont noté que, alors que le conflit régional se poursuit, les fournisseurs s’habituent de plus en plus à opérer dans le détroit malgré la volatilité persistante.

Cette tendance est corroborée par les données de Goldman Sachs, qui estiment les exportations actuelles du Golfe entre 15 et 16 millions de barils par jour. Bien que ce chiffre reste nettement inférieur à celui observé avant la guerre, il représente une reprise notable par rapport aux plus bas enregistrés en mars.

Blocage des efforts diplomatiques

Dans le même temps, les progrès diplomatiques entre Washington et Téhéran sont au point mort. Selon certaines informations, l’administration Trump aurait fait savoir aux médiateurs qu’elle n’avait pas l’intention de rétablir les termes du protocole d’accord de juin.

Cette position fait suite à la mise en œuvre par les États-Unis de ce qu’ils décrivent comme les sanctions les plus sévères jamais imposées à l’Iran, une mesure que Téhéran a condamnée comme étant hostile et inefficace. Le gouvernement américain a en outre précisé qu’il n’était actuellement pas engagé dans des discussions avec l’Iran, malgré les tentatives de pays tiers visant à faciliter un dialogue.

Montée des tensions en Europe

Au-delà du Moyen-Orient, les tensions se sont accrues en Europe. La Russie a menacé de lancer des frappes contre des cibles militaires britanniques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières ukrainiennes, en réaction à l’utilisation par Kiev de missiles à longue portée de fabrication britannique.

Donald Trump a toutefois minimisé ces inquiétudes, affirmant que Vladimir Poutine éviterait d’attaquer un membre de l’OTAN. Il a également rejeté les allégations selon lesquelles le directeur de la CIA aurait adressé des avertissements officiels à la Russie concernant une telle escalade.

(at)

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