Principaux renseignements
- Les cours du pétrole brut ont augmenté après que l’Iran a proposé de restreindre l’accès des navires au détroit d’Ormuz.
- Les tensions géopolitiques sont à l’origine de la volatilité des marchés en raison de l’éventuelle mise en place de droits de transit et d’embargos commerciaux à l’encontre des pays « hostiles ».
- La restriction des couloirs maritimes menace l’acheminement de 20 pour cent des approvisionnements mondiaux en pétrole et en gaz.
Les prix du pétrole brut continuent de grimper, alimentés par les inquiétudes suscitées par la proposition de ne rouvrir le détroit d’Ormuz que de manière limitée. Les tensions sur le marché se sont intensifiées lorsque l’Iran, en collaboration avec Oman, a lancé un plan visant à interdire le passage des navires provenant de pays considérés comme hostiles et à infliger de lourdes amendes aux contrevenants.
À 9 h 19, le Brent s’établissait à 83,32 dollars le baril, tandis que le WTI s’échangeait à 77,81 dollars le baril.
Volatilité croissante dans les voies maritimes
Cette volatilité trouve son origine dans une proposition législative iranienne visant à empêcher les navires américains et israéliens de transiter par le détroit, une voie maritime cruciale par laquelle transitent environ 20 pour cent du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux.
Alors que les prix avaient baissé en début de semaine en raison des espoirs d’une résolution diplomatique, le Brent a franchi la barre des 80 dollars jeudi. Malgré cette récente flambée, les deux principaux indices de référence s’orientent actuellement vers une baisse hebdomadaire de près de 8 pour cent.
Tarifs de transit proposés
Les restrictions proposées, telles que rapportées par l’agence de presse Fars, prévoient des amendes pouvant atteindre 20 pour cent de la valeur de la cargaison pour les contrevenants.
Par ailleurs, les responsables iraniens réclament des frais de transit compris entre 5 pour cent et 7 pour cent, tandis qu’Oman suggère un taux de 3 pour cent et que les États-Unis insistent pour qu’aucun frais ne soit perçu. Des experts du secteur ont souligné que les sanctions américaines et les restrictions en matière d’assurance rendent une telle structure de paiement pratiquement difficile à mettre en œuvre.
Sentiment instable
Par ailleurs, au niveau régional, les rebelles houthis au Yémen ont affirmé avoir lancé des frappes de drones et de missiles contre des positions saoudiennes à Hadramout et à Marib. Contrastant avec cette instabilité, le président américain Donald Trump s’est montré optimiste jeudi, estimant que le conflit prendrait fin sous peu.
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