Les controversées Vaporfly de Nike ne sont pas du dopage technologique

The Yomiuri Shimbun via AP Images

La Vaporfly, la chaussure de running high-tech de Nike, ne sera pas interdite dans les compétitions d’athlétisme, rapporte The Guardian ce mercredi. World Athletics, qui détermine le règlement de la discipline, doit rendre sa décision officielle vendredi, mais Nike ne doit s’attendre à aucune sanction.

Les Vaporfly ont suscité beaucoup de controverses à leur lancement. Les athlètes Eliud Kipchoge et Brigid Kosgei ont établi le nouveau record du marathon avec les chaussures de Nike aux pieds. Ce qui avait incité les autres athlètes à se plaindre pour concurrence déloyale.

Le dopage technologique

Ces plaintes ont incité World Athletics à mettre en place un groupe de travail pour enquêter sur l’impact des Vaporfly. Ce comité était composé d’athlètes, de scientifiques et de juristes.

Des recherches ont montré que les Vaporfly améliorent l’efficacité des coureurs. La semelle de la chaussure – composée de mousse et de carbone – permet de perdre moins d’énergie à chaque pas. Les Vaporfly permettraient d’améliorer l’efficacité d’au moins 4%.

Certains coureurs et fabricants de chaussures ont donc évoqué des avantages déloyaux et un dopage technologique. Selon eux, la chaussure devrait être interdite.

Un record à la clé

Cependant, selon les informations du Guardian, le groupe de travail a conclu qu’une interdiction de l’utilisation des Vaporfly n’était pas appropriée. La commission a recommandé que toutes les chaussures dotées de technologies avancées sur le marché soient admises en compétition.

En revanche, les nouvelles technologies qui ne sont pas actuellement utilisées seront temporairement interdites.

Eliud Kipchoge a été le premier athlète de l’histoire à courir un marathon en moins de deux heures. Selon un certain nombre d’experts, il doit, en partie, sa performance aux Vaporfly.

Conséquences sur les marchés

La décision de World Athletics est bien sûr une bonne nouvelle pour Nike et un revers pour des concurrents comme les fabricants japonais Asics et Mizuno.

Avec le succès des Vaporfly, les actions d’Asics et de Mizuno ont subi un coup dur sur les marchés. Les cours de ces actions ont repris de la vigueur lorsque des rumeurs ont commencé à circuler sur une possible interdiction des chaussures de Nike en compétitions officielles. Mais suite à l’article du Guardian, l’action Asics est déjà repartie à la baisse.