Principaux renseignements
- Les consommateurs belges ont de plus en plus souvent recours au crédit pour financer leurs travaux de rénovation.
- La demande d’investissements dans les logements écologiques reste inférieure au niveau atteint lors de la crise énergétique de 2022, malgré un intérêt constant pour les économies d’énergie.
- Contrairement aux crédits automobiles, qui sont en baisse, le financement de la mobilité verte connaît une forte croissance.
Selon une analyse de Febelfin portant sur le deuxième trimestre 2026, la tendance à la hausse des crédits à la consommation destinés aux travaux de rénovation énergétique des logements se poursuit. Au cours de cette période, environ 8 950 crédits ont été accordés à ces fins, ce qui représente une augmentation de 1,4 pour cent en volume par rapport à la même période en 2025, tandis que la valeur monétaire totale est restée stable.
Tendances générales en matière de rénovation immobilière
Si l’on considère le secteur de la rénovation immobilière dans son ensemble, près de 20 400 nouveaux crédits à la consommation ont été accordés pour des travaux de rénovation, soit une hausse de 5,2 pour cent par rapport à l’année précédente. Cette croissance concerne à la fois les améliorations générales du logement et les mesures spécifiques d’économie d’énergie.
Alors que le nombre de prêts à des fins autres que la rénovation a augmenté de 3,9 pour cent, le montant total emprunté à ces fins a baissé de 11 pour cent. Les experts considèrent la hausse du financement de la rénovation comme un indicateur favorable à la modernisation du parc immobilier belge, bien que ces chiffres n’incluent pas les prêts hypothécaires traditionnels.
Améliorations écologiques
Malgré la croissance générale de la rénovation, les prêts spécifiquement destinés aux améliorations écologiques – telles que les panneaux solaires, l’isolation ou les pompes à chaleur – n’ont affiché qu’une progression marginale.
Par rapport à la crise énergétique de 2022, la demande actuelle est nettement plus faible, avec une baisse de 43 pour cent du nombre de prêts et une diminution de 14,4 pour cent de leur valeur totale, même si les tensions géopolitiques au Moyen-Orient restent un facteur déterminant.
Transition vers la mobilité verte
Dans le secteur automobile, le financement général des véhicules a connu un recul. Les prêts pour les voitures neuves ont baissé de 6,4 pour cent et ceux pour les véhicules d’occasion ont diminué de 2,6 pour cent par rapport à 2025, avec respectivement environ 33 200 et 33 600 prêts accordés.
Cependant, la mobilité « verte » va à contre-courant de cette tendance. Le financement des véhicules respectueux de l’environnement a connu une croissance substantielle : les prêts pour les véhicules ECO neufs ont bondi de 28,2 pour cent, tandis que le nombre de prêts pour les véhicules ECO d’occasion a grimpé de 58,5 pour cent.
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