Les banques de Wall Street vont-elles être les prochaines à quitter la Russie ? En tout cas, Goldman Sachs ouvre le bal

Ce jeudi, la banque américaine Goldman Sachs a fait savoir qu’elle cessait ses activités en Russie.

« Goldman Sachs met un terme à ses activités en Russie conformément aux exigences réglementaires et d’autorisation », a indiqué la société dans un communiqué. « Nous nous concentrons sur le soutien de nos clients à travers le monde pour gérer ou clôturer les obligations préexistantes sur le marché et assurer le bien-être de notre personnel. »

Une source familière de la situation a déclaré que Goldman Sachs allait réduire ses activités plutôt que de les abandonner immédiatement, précise Reuters. La perte due à cette sortie serait immatérielle, a ajouté la source.

Une décision bien sûr motivée par le déclenchement de la guerre en Ukraine, survenu il y a deux semaines. Début mars, Goldman Sachs avait déjà commencé à déplacer une partie de son personnel basé à Moscou vers Dubaï, une réponse aux demandes de certains de ses employés russes qui souhaitaient travailler ailleurs.

La Russie ne représente pas une part significative des activités bancaires mondiales de Goldman Sachs, note Bloomberg. Fin 2021, l’exposition de la société en Russie s’élevait à 650 millions de dollars, dont la plupart étaient liés à des créances d’acteurs privés et à des emprunteurs.

Wall Street va-t-il suivre ?

Goldman Sachs est la première grande banque de Wall Street à annoncer son retrait de la Russie.

Citigroup a quant à elle déclaré mercredi qu’elle était occupée à réexaminer ses opérations dans le pays. Parmi les banques américaines, elle est la plus présente en Russie. Elle avait déjà fait savoir l’an dernier qu’elle cherchait à céder ses opérations de banque de détail en Russie. En attendant de trouver un repreneur ou de décider de fermer cette activité, « nous exploitons cette entreprise sur une base plus limitée compte tenu des circonstances et des obligations actuelles », a précisé Edward Skyler, responsable des affaires publiques de la banque.

De son côté, JP Morgan n’a pas fait de commentaires sur son exposition à la Russie ou sur ses projets concernant ses opérations dans ce pays.

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