Les anticorps du variant sud-africain pourraient offrir une protection contre tous les autres variants

(Shiraaz Mohamed, Isopix)

Par Arno Meijnen

Le variant sud-africain du coronavirus ‘501Y.V2’ entraîne la production d’un grand nombre d’anticorps qui protègent contre une infection par d’autres variants, affirment des chercheurs sud-africains.

Le variant plus infectieux a été à l’origine de la deuxième vague de contaminations au coronavirus qui a frappé l’Afrique du Sud, et qui a atteint son point culminant en janvier. Le ‘nouveau’ virus s’est ensuite propagé à de nombreux autres pays d’Afrique, ainsi que dans le reste du monde. La semaine dernière, il y a même eu une flambée des cas de Covid-19 dans un centre de soins résidentiel d’Anzegem, Flandre-Occidentale, à cause de ce variant sud-africain.

Réactions immunitaires contre tous les variants

Les résultats d’études menées en laboratoire en Afrique du Sud laissent espérer que les vaccins contre le Covid-19 basés sur le variant ‘501Y.V2’ protégeront contre les multiples mutations du virus qui circulent dans différentes parties du monde.

Des scientifiques sud-africains affirment en effet que les personnes infectées par le variant ‘501Y.V2’ génèrent des réponses immunitaires qui leur offriraient une protection contre d’autres variants du coronavirus.

Les chercheurs ont été soutenus par le ministre de l’enseignement supérieur, des sciences et de l’innovation, Blade Nzimande, et le ministre de la santé, Zweli Mkhize, lors d’une conférence de presse organisée mercredi sur les recherches autour du variant.

Nzimande a déclaré: ‘Les personnes qui ont été infectées lors de la deuxième vague, qui a été dominée par ce que nous appelons maintenant le variant 501Y.V2, sont protégées contre les variants antérieurs et ceux qui circulent actuellement.’

Les fabricants de vaccins suivent

Salim Abdool Karim, l’un des principaux conseillers du gouvernement sud-africain pour le Covid-19, a déclaré à la chaîne Aljazeera que les grands fabricants de vaccins, dont Pfizer, AstraZeneca et Johnson & Johnson, développent déjà des vaccins basés sur le variant 501Y.V2.

Abdool Karim estime que d’ici la fin 2021, la plupart des fabricants auront modifié leurs vaccins, ‘pas parce qu’ils sont spécifiquement préoccupés par le virus provenant d’Afrique du Sud, mais parce que des mutations clés dans le variant 501Y.V2 sont également présentes dans de nombreux autres variants.’

La société américaine de biotechnologie Moderna a déclaré la semaine dernière qu’elle commencerait à la mi-mars un essai clinique d’un vaccin spécifique pour le variant sud-africain.

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