Les 5 plus grandes bulles immobilières du monde, selon Goldman Sachs

Les analystes de Goldman Sachs ont étudié les marchés immobiliers les plus dynamiques du monde pour identifier de potentielles bulles en formation. Voici les cinq pays les plus à risque:

1. Israël

Depuis le plus profond de la Grande récession, les prix de l’immobilier résidentiels ont augmenté d’environ 40% en Israël. Les jeunes sont dans l’incapacité d’acheter, compte tenu de la flambée des cours des propriétés, alimentée par les investisseurs internationaux qui ont profité de failles dans la réglementation. Le gouvernement vient d’y remédier en modifiant la réglementation en conséquence.

Cependant, la cause principale de la formation de la bulle est la promesse de la construction de 200.000 nouveaux logements alors qu’on manque d’espace pour les construire. (Photo: Tel Aviv)

 

2. Norvège

Ici, les prix ont augmenté d’environ 30% depuis le paroxysme de la crise. Les causes incluent l’augmentation des revenus, la croissance démographique liée à l’immigration. En outre, les normes de qualité strictes et la restriction des terrains constructibles font que l’offre demeure limitée. Compte tenu du taux d’endettement élevé de la famille norvégienne moyenne, une crise de l’immobilier pourrait être catastrophique. (Photo: Oslo)

 

3. Suisse

Le niveau historiquement bas des taux d’intérêts et le flux de capitaux dans le système bancaire suisse ont fait flamber les prix de l’immobilier de plus de 20% depuis le premier trimestre 2009. La dette hypothécaire atteint désormais 140% du PIB et le gouvernement tente de reprendre le contrôle de la situation, en resserrant les conditions d’accès au crédit, mais jusqu’à présent, aucune mesure n’est parvenue à faire cesser la surchauffe. Les analystes de Goldman Sachs estiment que la Suisse, de même qu’Israël et l’Allemagne, est très vulnérable à un éclatement de sa bulle immobilière et que son marché immobilier pourrait s’écrouler d’environ  environ 30% au cours des prochaines années. (photo: Genève)

 

4. Canada

Stephen Poloz, le gouverneur de la Banque du Canada, nie l’existence d’une bulle immobilière au Canada. Toutefois, Goldman Sachs souligne que les prix de l’immobilier ont progressé de 20%, et que l’endettement des ménages représentait plus de 165% du PIB au cours du second trimestre 2013. La banque centrale elle-même a alerté des risques posés par les marchés immobiliers urbains, en particulier à Toronto. (Photo: Vancouver)

 

5. Allemagne

La moitié des Allemands louent leur logement, et l’on pourrait penser que cela la disqualifie pour une bulle immobilière. Pourtant,dans son bulletin mensuel du mois d’octobre, la Bundesbank a averti que les prix des appartements dans les grandes villes étaient surévalués de 20%. A Berlin, les prix ont même augmenté de 80% augmenté entre 2009 et 2012. Les observateurs ont mis en cause les faibles taux d’intérêt et la réputation de l’Allemagne en tant que bastion économiquement stable, qui ont favorisé l’afflux de capitaux étrangers. Selon Goldman Sachs, compte tenu que les prix étaient sous-évalués, on ne peut pas vraiment parler de surévaluation de l’immobilier allemand. (Photo: Düsseldorf)

 

L’étude montre également que la Belgique fait partie des quelques pays où, même pendant la crise, les prix de l’immobilier ont continué d’augmenter. Mais l’augmentation des cours de l’immobilier belge s’est limitée à environ 5% entre 2009 et 2013, selon Goldman Sachs, ce qui est très inférieur à la surévaluation de 56%, que The Economist avait indiquée l’année dernière.

À l’autre extrémité du spectre, on retrouve les pays ayant connu un éclatement de leur bulle immobilière, l’Irlande , la Grèce et l’Espagne, mais aussi les Pays-Bas, où les prix de l’immobilier ont chuté de plus de 20% au cours de la même période. 

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