Principaux renseignements
- Kongsberg Gruppen recherche des acquisitions stratégiques pour répondre à la demande croissante en systèmes de missiles.
- L’entreprise norvégienne du secteur de la défense cible notamment les entreprises spécialisées dans les technologies de lutte contre les drones et les systèmes d’armes télécommandés.
- La capitalisation boursière de Kongsberg a quintuplé, les dépenses européennes en matière de défense s’inscrivant désormais dans une tendance à long terme.
En raison d’une hausse exceptionnelle des commandes de ses systèmes de missiles, Kongsberg Gruppen explore la possibilité de fusions et d’acquisitions stratégiques pour alimenter son expansion.
Lors d’un entretien avec Bloomberg Television , le PDG Eirik Lie a souligné la forte demande pour les armes de frappe interarmées et de frappe navale de l’entreprise, précisant que les capacités de production avaient été augmentées pour répondre à cette demande.
Cap sur les nouvelles technologies
Lie a indiqué que l’entreprise s’intéressait particulièrement à l’acquisition de sociétés spécialisées dans les postes d’armes télécommandés et les technologies de lutte contre les drones. Cette orientation stratégique reflète une conviction plus large parmi les responsables européens de la défense selon laquelle la hausse actuelle des dépenses militaires représente une évolution à long terme vers un investissement soutenu plutôt qu’une réaction passagère aux conflits actuels.
Flambée de la valorisation boursière
La situation financière de l’entreprise a connu une ascension spectaculaire, sa valorisation à la Bourse d’Oslo ayant quintuplé depuis le début du conflit russe en Ukraine en 2022. Cette flambée a positionné Kongsberg comme l’une des entités les plus prospères du secteur européen de la défense.
Nouvelles frontières
En ce qui concerne la croissance future, Lie a identifié le combat sous-marin et les opérations spatiales comme les deux principaux domaines d’intérêt pour l’organisation. Concernant le contexte géopolitique plus large, il a observé que, bien que les budgets de défense européens aient affiché une tendance à la hausse au cours de l’année écoulée, ils restent en deçà des engagements pris envers l’OTAN.
Malgré cet écart, il reste optimiste quant aux progrès réalisés pour atteindre ces objectifs financiers. (fc)
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