L’effet Brexit s’estompe déjà: Londres est à nouveau la plus grande place boursière d’Europe

Suite au Brexit, Londres était tombée de son trône de plus grand centre de négociation d’actions d’Europe, au profit d’Amsterdam. Moins de six mois plus tard, la capitale du Royaume-Uni est déjà de retour.

Entre janvier et mai 2021, Amsterdam a été la plus grande place boursière d’Europe, devançant Londres chaque mois. Un phénomène apparu suite à la fin à l’entrée en vigueur du Brexit.

Le Royaume-Uni a perdu ses droits d’accès au marché unique de l’Union européenne. Celle-ci n’autorise plus les institutions financières basées en son sein de commercer au Royaume-Uni. Ainsi, des actions de sociétés telles qu’Airbus SE et BNP Paribas SA ne peuvent être négociées outre-Manche.

De plus, nombre d’entreprises ont délocalisé, quittant Londres pour des villes situées dans l’UE.

À ce petit jeu-là, c’est Amsterdam qui en a récolté la majorité des fruits.

Londres a faim, très faim

Force est de constater que cet effet Brexit s’est déjà quelque peu estompé. Ainsi, lors du mois de juin, les différents sites d’échange d’actions de Londres ont vu 8,92 milliards d’euros être négociés en moyenne chaque jour en leur sein. C’est plus que les 8,8 milliards d’euros amstellodamois, selon les données de Cboe Europe. En mai, le volume moyen quotidien d’actions échangées à Amsterdam était toujours de 9,4 milliards d’euros, contre 8,7 milliards pour Londres.

Londres parvient petit à petit à rassoir sa domination via, notamment, les échanges d’actions suisses.

« Le retour du commerce des actions suisses a contribué à renverser ce qui n’était qu’une phase temporaire. Londres retrouvera bientôt le statut de plaque tournante du commerce européen et mondial, et elle pourrait facilement tirer profit de son éloignement des règles restrictives de l’UE », a assuré Alberto Tocchio, un gestionnaire de portefeuille chez Kairos Partners, dans Bloomberg.

Si Londres est de retour à la première place, l’avance qu’elle a sur ses poursuivantes est infiniment plus petite qu’avant la fin de la période de transition menant au Brexit. Ainsi, en décembre 2020, les volumes d’échanges d’actions de la capitale britannique s’élevaient à 14,3 milliards d’euros… contre 2,2 milliards d’euros pour Amsterdam,

Qu’importe: dans le futur, Londres a bien l’intention de récupérer sa totale domination boursière. Plus tôt cette semaine, Rishi Sunak, le Chancelier de l’Echiquier, a annoncé que le Royaume-Uni avait renoncé à obtenir les accords d’équivalence des services financiers qu’il souhaitait avec l’Union européenne. Les Britanniques vont se fixer leurs propres règles: la City va s’ouvrir davantage au monde et chercher à faire de plus en plus affaire en dehors de l’Union européenne.

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