Le vélo gagne du terrain… mais la voiture de société également

Isopix

Si le vélo a clairement gagné du terrain l’an dernier pour les déplacements entre le domicile et le lieu de travail, la part des employés possédant une voiture de société ne cesse d’augmenter, selon le baromètre de mobilité annuel de l’entreprise de services de ressources humaines Acerta, réalisé auprès de 40.000 entreprises.

‘Le coronavirus a décuplé la popularité du vélo, mais la voiture reste en tête. Ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle, car même après le coronavirus, nous parcourrons moins de kilomètres pour nos trajets domicile-lieu de travail grâce au succès du télétravail’, résume Olivier Marcq, expert en mobilité chez Acerta, cité dans un communiqué.

1 travailleur sur 3 a sorti son vélo en 2020

En 2020, un travailleur sur trois s’est rendu au travail à vélo, parfois en combinaison avec un autre moyen de transport, et 14,6% ont enfourché leur vélo chaque fois qu’ils devaient se rendre au travail. L’utilisation du vélo a ainsi augmenté de 9,1% par rapport à 2019. Les vélos électriques, la réalisation d’infrastructures cyclistes et la crise sanitaire expliquent sans doute ce regain de popularité de la ‘Petite reine’.

La voiture reste toutefois le premier mode de déplacement domicile-travail. Un employé belge du secteur privé sur cinq dispose d’une voiture de société. C’est 5,5% de plus qu’en 2019 et même 25% de plus qu’il y a cinq ans.

Presque huit déplacements domicile-lieu de travail sur 10 (78,3%) en 2020 ont été effectués (au moins en partie) avec une voiture privée ou de société. En 2019, ce pourcentage s’élevait à 77,5%, selon Acerta.

Les ‘grands perdants’

Le nombre de kilomètres parcourus en voiture a toutefois baissé considérablement en raison de la crise sanitaire et du recours au télétravail.

Les ‘grands perdants’ de l’étude annuelle d’Acerta sur la mobilité sont les transports en commun: 8,1% des travailleurs belges issus du secteur privé prennent parfois le train, le tram et/ou le bus et 6% le font toujours. Il s’agit dans les deux cas d’une légère diminution par rapport à l’année précédente.